La Chine veut dominer le marché de l’informatique quantique

La Chine et les États-Unis se livrent à une bataille économique sans précédent afin de détenir le monopole sur le marché de l’informatique. Les prestigieuses universités chinoises ainsi que les grandes firmes américaines, comme International Business Machine Corp et Microsoft Corp, développent des ordinateurs quantiques pourvus des dernières technologies.

Ces nouvelles machines visent à répondre aux besoins des entreprises agricoles, des laboratoires pharmaceutiques ainsi que des constructeurs automobiles.

Clavier

L’informatique quantique est basée sur le mouvement des particules subatomiques. Les ordinateurs seront ainsi capables de réaliser des tâches qu’il est impossible de faire avec un PC standard. La Chine dispose de grands moyens pour gagner cette guerre informatique. Un laboratoire de 10 milliards de dollars, dédié aux sciences de l’informatique quantique, est en cours de construction à Hefei.

La réaction de Donald Trump ne s’est pas fait attendre, car il accuse la Chine d’avoir usurpé les propriétés intellectuelles des grandes firmes américaines.

L’informatique quantitative : une nouvelle révolution

La Chine est désormais la « deuxième plus grande puissance scientifique » après les États-Unis. Ces deux entités sont conscientes de l’importance de l’informatique quantique développée par Alphabet Inc. Le vice-président de la recherche sur l’intelligence artificielle chez IBM affirme même le quantum est l’avenir de l’informatique.

La société d’Armonk qui siège à New York a développé des machines qui sont testées par les professionnels comme Oak Ridge National Laboratory dans le Tennessee, JP Morgan Chase & Co ou encore Barclays Pic. Néanmoins, Jim Clarke, le directeur du matériel quantique chez Intel n’est pas favorable à cet engouement. D’après lui, il y a beaucoup de problèmes à résoudre avant la commercialisation de l’informatique quantique.

Les brevets en cours de validation

Selon l’Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle, les États-Unis et la Chine ont déjà déposé des demandes de brevets internationales. Carl J.Williams, le directeur adjoint du Laboratoire de mesure physique de l’Institut national américain des normes et technologie affirme que : « Les Chinois reproduisent ce que nous avons fait aux États-Unis et ailleurs. »

La Chine se focalise surtout sur le chiffrement et a lancé le premier satellite de communication quantique. Jonathan Dowling, le codirecteur de l’Institut Hearne de l’université de Louisiane pense qu’il faudrait s’en inquiéter.

Une question demeure : pourquoi les États-Unis ont-ils réduit le budget pour le financement des équipements informatiques et de cryptographie ?