La Covid-19 circulait peut-être déjà en septembre 2019 en Italie

Un nouveau rapport scientifique avance que le SARS-CoV-2, le virus responsable de la pandémie de Covid-19, a pu circuler en Italie sans avoir été identifié dès septembre 2019. Une découverte qui remet en question la considération selon laquelle le coronavirus a commencé à se répandre hors de Chine après novembre 2019.

Décidément, nous ne savons pas tout sur la Covid-19. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus est apparu à Wuhan, en Chine, le 17 novembre avant de se propager dans le monde. En Italie en particulier, une étude publiée en mars dernier révélait que le SARS-CoV-2 pourrait avoir commencé à circuler silencieusement en janvier. S’en suivit en tout cas une période sombre que nous connaissons déjà tous. En effet, ce pays d’Europe est l’un de ceux qui ont été les plus durement touchés par la première vague de l’épidémie.

Photo de Fernando Zhiminaicela – Pixabay.com

Si l’on en croit cependant une nouvelle étude, il se pourrait que la Covid-19 y soit apparue bien plus tôt qu’on ne le pense.

Des anticorps découverts plus tôt

Cette étude, on la doit à l’Institut national du cancer (INT) de Milan. D’après Reuters, elle a été prise au sérieux par l’OMS.

Notons que cette dernière a déjà déclaré que « la possibilité que le virus ait pu circuler silencieusement ailleurs ne peut pas être exclue ».

L’INT affirme dans son rapport que des personnes parmi des volontaires sains ayant été dépistés durant une campagne de test de dépistage du cancer du poumon entre septembre 2019 et mars 2020 avaient développé des anticorps spécifiques à la Covid-19 bien avant février 2020.

Concrètement, sur les 959 individus qui ont été diagnostiqués, 11,6 % avaient montré la présence des anticorps.

L’Italie foyer de la Covid-19 dès la moitié du troisième trimestre 2019 ?

Durant la « période prépandémique en Italie », au cours de la première semaine d’octobre 2019, l’Université de Sienne avait réalisé des tests sur des anticorps capables de stopper le développement du nouveau coronavirus. Ces tests leur ont permis de détecter quatre cas. Pour le Giovanni Apolone, coauteur de l’étude, cela veut dire que les sujets avaient été contaminés en septembre 2019 !

« Des personnes sans symptômes avaient non seulement été diagnostiquées positives grâce aux tests sérologiques, mais elles étaient également porteuses d’anticorps capables de tuer le virus », a-t-il expliqué, rapporte Reuters. Pour cet expert, leurs découvertes prouvent que le SARS-CoV-2 « peut circuler parmi la population sur un temps assez long, et ce, avec un faible taux de mortalité ».

Outre cette étude, sachez que des scientifiques italiens ont rapporté en mars un nombre inhabituellement élevé de cas de pneumonies sévères et de grippe en Lombardie au quatrième trimestre 2019. Coïncidence ou pas, cela suggère que la Covid-19 pourrait bien avoir commencé à frapper l’Italie au troisième trimestre de l’année dernière.

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