La « crise des portiques » entre Israël et la Palestine presque réglée

Plus tôt dans le mois, deux policiers israéliens ont été tués dans la vieille ville de Jérusalem lors d’une fusillade provoquée par trois Arabes israéliens. Ce drame a poussé le gouvernement israélien à prendre des mesures de sécurité et à installer ainsi des portiques de sécurité aux abords de l’esplanade des Mosquées. Cette décision a suscité immédiatement la colère des Palestiniens, l’esplanade en question étant considérée comme troisième lieu saint de l’Islam.

Depuis, la situation ne cesse de dégénérer. Plusieurs attaques et des manifestations violentes ont eu lieu dans la région.

Jerusalem

Dimanche soir encore, deux Jordaniens ont été abattus. Face à la situation, Israël a finalement décidé de retirer les détecteurs de métaux sur ce lieu sacré afin de calmer les esprits.

La crise des portiques, révélatrice d’importantes tensions

La crise des portiques a été largement médiatisée, mais elle a également attiré une fois de plus le retard de toutes les nations sur les tensions entre les Israéliens et les Palestiniens.

Les États-Unis ont même envoyé un représentant spécial sur place, tout en indiquant que le président Trump et son administration suivaient de très près l’évolution de la situation dans la région. Le communiqué publié par la Maison-Blanche condamnait par ailleurs fermement les violences découlant de l’installation de ces portiques.

Cette crise est en effet moins minime qu’on pourrait le croire et elle a ainsi eu une répercussion planétaire.

L’ONU lui-même a été amené à s’exprimer sur le sujet en évoquant les conséquences catastrophiques que ces portiques de sécurité pourraient avoir sur le reste du monde : “Personne ne doit faire l’erreur de croire qu’il s’agit d’incidents isolés. Ces incidents peuvent potentiellement avoir des conséquences catastrophiques, bien au-delà des murs de la Vieille Ville, bien au-delà d’Israël et de la Palestine, bien au-delà du Moyen-Orient.”

Recours aux caméras de surveillance

Mardi dernier, le gouvernement israélien a donc accepté de remplacer ces fameux portiques par des dispositifs plus discrets, et notamment par des caméras à haute définition.

Dans un communiqué, il a d’ailleurs annoncé que le cabinet de sécurité avait fini par céder à la recommandation de tous les organismes de sécurité, des recommandations conseillant de remplacer l’inspection au moyen de détecteurs de métaux par une inspection de sécurité basée sur des technologies avancées et sur d’autres moyens moins invasifs.

Israël a donc débloqué une enveloppe de vingt-quatre millions d’euros afin de mettre au point des appareils dotés d’un système de sécurité discret et intelligent basé sur des caméras de surveillance.

Il est indéniable que la tension s’apaise un peu avec l’enlèvement de ces détecteurs de métaux. La vigilance est tout de même de mise, car la Palestine ne s’est pas encore prononcée sur la mise en place de ces nouveaux dispositifs.

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