La DARPA veut mettre en orbite une sonde propulsée au nucléaire d’ici 2025

Selon un article récemment publié dans New Scientist, une sonde spatiale à propulsion nucléaire devrait voir le jour d’ici 2025. Cette mission, confiée par le Pentagone à la DARPA, est mise en œuvre dans le cadre du programme DRACO (Demonstration Rocket for Agile Cislunar Operations).

Ce réacteur à propulsion nucléaire, une fois au point, devrait apporter une maniabilité accrue aux satellites et aux autres appareils spatiaux, toujours selon les informations partagées.

Crédits Pixabay

Par ailleurs, en plus de rendre les manœuvres spatiales plus aisées à accomplir, ce système de propulsion thermique spatiale devrait également réduire les risques en matière de sécurité, grâce à l’utilisation d’uranium faiblement enrichi.

Cette nouvelle technologie facilitera les manœuvres spatiales

Comme vous le savez, ce sera la première fois qu’un système de propulsion nucléaire se retrouvera sur une sonde spatiale. Bien évidemment, un tel système ne sera pas capable de fournir l’énergie nécessaire au lancement et d’ainsi se soustraire à la puissante attraction gravitationnelle terrestre.

Ainsi, cette sonde sera d’abord mise en orbite grâce à un lanceur. Une fois dans l’espace, son propulseur nouvelle génération se chargera de la lancer en direction de la destination souhaitée. Selon Nathan Greiner, le chef de projet de la DARPA, cette technologie de propulsion nucléaire sera d’une grande efficacité.

A terme, grâce à cette technologie, le contrôle et le repositionnement des satellites et d’autres appareils spatiaux seront moins problématiques.

Ce système de propulsion nucléaire a de nombreux avantages

Tout d’abord, grâce à la maniabilité qu’elle offre, cette technologie la durée des missions spatiales pourra être écourtée. Autre fait intéressant, le lanceur (ou l’un de ses étages) qui va mettre la sonde en orbite pourra également faire office d’appareil d’observation.

Enfin, en utilisant de l’uranium faiblement enrichi, la DARPA assure que le lancement de cette sonde hors de l’atmosphère de la Terre présente peu de danger. En effet, comparé aux moteurs se servant de plutonium (comme celui du rover Perseverance de la NASA), ce système de propulsion nucléaire développé par la DARPA serait nettement plus sûr si le pire devait arriver au cours d’un lancement. Et ce sera tant mieux pour nous.