La folle histoire de William James Sidis, l’un des plus grands génies méconnus de notre histoire

Il existe de nombreuses personnes dont l’histoire mérite d’être racontée. William James Sidis en fait partie. Ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose pourtant cet homme est présenté comme la personne la plus intelligente du monde.

L’histoire commence lorsque Boris Sidis, un psychologue russe de renom, et sa femme Sarah Mandelbaum, une des premières docteures en médecine reconnue de l’époque, mettent au monde un petit garçon du nom de William James Sidis, le 1er avril 1898, à New York. Boris et Sarah ignoraient à l’époque qu’ils venaient de donner naissance à l’un des plus grands génies méconnus de notre histoire.

Un réseau neuronal, représentation de l'intelligence

Crédits Pixabay

Il faut savoir que William James Sidis avait un QI qui se situait entre 250 et 300.

Un enfant très précoce

Boris Sidis voulait faire de son enfant un intellectuel, et il y est arrivé. Très jeune, William James Sidis a été soumis à la « méthode d’éducation » de son père qui travaillait à l’époque à l’Université d’Harvard.  Dire que William James Sidis était avancé pour son âge serait un euphémisme.

À tout juste huit mois, il était capable de marcher. À l’âge d’un an et demi, il était capable de lire le New York Times.  À deux ans, il s’initie à la lecture d’Homère et commence à apprendre le latin pour marcher sur les traces de son père, qui est polyglotte.

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William James Sidis, un génie qui aimait la solitude

À l’instar de son père, William James Sidis parlait plusieurs langues à savoir le français, le latin, le russe, le turc, l’anglais, l’allemand, l’hébreu et l’arménien. Grâce à l’influence de son père et à ses aptitudes remarquables, William James Sidis a été accepté à l’Université de Harvard à 9 ans. À l’âge de 12 ans, il donnait déjà sa première conférence axée sur la quatrième dimension.

En dépit de ces nombreux accomplissements, ce génie a mené une vie assez triste. Plus jeune, il était incapable de se faire des amis. William James Sidis a par la suite fait part de son envie de s’isoler.

« Je veux vivre une vie parfaite. La seule manière d’y arriver est à travers l’isolement et la solitude. J’ai toujours détesté les multitudes. »

Après un passage en prison durant son adolescence, William James Sidis a changé de nom pour échapper à l’œil du public. Il est décédé seul à l’âge de 46 ans dans un appartement de Boston d’une hémorragie cérébrale.

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