La folle histoire du pape Alexandre VI, le pape adepte des orgies

De tous ceux qui ont eu l’opportunité de siéger en tant que pape au cours de l’histoire de l’humanité, celui qui est considéré par les historiens comme étant  le plus corrompu n’est autre que le Pape Alexandre VI. Celui-ci est considéré comme ayant trempé dans des histoires de corruption, de népotisme, mais surtout de scandales sexuels.

Le pape Alexandre VI est né sous le nom de Rodrigo Borgia dans la ville de Xàtiva en Espagne, en 1431. La famille dans laquelle Rodrigo Borgia est née était à l’époque une des plus célèbres et des plus riches du pays. Leur pouvoir s’est surtout développé en Espagne et à travers l’Italie durant la Renaissance, et cela était principalement dû au fait que plusieurs membres de la famille ont réussi à se hisser à de hautes positions au sein de la société et de l’Eglise. La famille Borgia était d’ailleurs devenue des plus puissantes lorsque l’oncle de Rodrigo, Alfonso de Borgia, est devenu pape en 1455 sous le nom de Pape Callixte III.

Crédits Pixabay

D’après ce que disent les livres d’histoire, Rodrigo Borgia a utilisé l’influence de sa famille ainsi que de nombreux actes de corruption pour devenir le Pape Alexandre VI. Quand il était au pouvoir, l’histoire raconte également que ses actions étaient loin de refléter l’image prônée par l’Eglise. Toutefois, certains historiens pensent qu’il n’était peut-être pas aussi mauvais qu’on le pense, mais agissait par rapport au contexte de l’époque.

Le chemin qu’il a suivi avant de devenir pape

La route de Rodrigo Borgia pour devenir pape a commencé sous le règne de son oncle le Pape Callixte III. En effet, ce dernier n’hésitait pas à placer des membres de sa famille à de hautes positions au sein de l’Eglise. C’est ainsi que Rodrigo est devenu cardinal à l’âge de 25 ans. L’année suivante, il a été nommé vice-chancelier du Saint-Siège.

Au cours de la période où Rodrigo était cardinal, il était connu pour ses talents dans les finances, mais aussi pour ses actes de corruption, son népotisme et ses orgies. Le Pape Pie II qui a succédé à son oncle, et avec qui il était en bons termes, l’a d’ailleurs prévenu à ce sujet. Rodrigo avait également deux maîtresses avec qui il se vantait d’ailleurs d’avoir eu sept enfants.

En tout cas, toutes ses actions n’ont pas empêché Rodrigo Borgia de devenir le Pape Alexandre VI à l’âge de 61 ans après la mort du Pape Innocent VIII. Sa nomination en tant que pape était d’ailleurs le fruit d’un vote qu’il a manipulé en soudoyant les cardinaux.

La soirée qui l’a rendu tristement célèbre

Arrivé au pouvoir, le Pape Alexandre VI n’a pas hésité à employer son influence et celle de sa famille pour arriver à ses fins. Dix des membres de la famille Borgia ont été nommés au sein du Collège des Cardinaux, parmi lesquels son fils Cesare et le petit frère de sa maitresse, Alessandro Farnese. Ce dernier est même devenu pape plus tard. Alexandre VI a aussi utilisé son pouvoir pour remettre des fiefs à ses proches alliés et a vendu des bureaux appartenant à l’Eglise.

Aimant vivre dans le luxe et faire la fête, Alexandre VI a proclamé l’année 1500 comme une  Année Sainte du Jubilé et a organisé une immense fête pour célébrer. Mais ce qui marquera surtout l’histoire de ce pape, c’est la soirée qu’il a organisée en 1501. Cet événement a été dénommé le Banquet des Châtaignes et s’est déroulé dans le palais apostolique. Au cours de cette soirée, le Pape et son fils Cesare, ainsi que quelques privilégiés, ont participé à une orgie regroupant une cinquantaine de prostituées, et qui a duré toute la nuit. Il paraît même qu’ils ont fait une compétition pour voir qui pouvait coucher avec le plus grand nombre de prostituées.

Bien que mise en doute par certains historiens modernes du Vatican, cette histoire est tirée des écrits du maître papal de cérémonies Johann Burchard. Ces écrits sont considérés comme des ressources de valeur racontant cette folle nuit.

Le règne rempli de scandales d’Alexandre VI s’est terminé à sa mort un peu moins de deux ans après le fameux banquet. En tout cas, le pape n’était pas le seul à agir de façon aussi « peu catholique » puisque toute la famille Borgia avait la pire des réputations.

Mots-clés histoire