La grenouille Goliath, tellement balèze, qu’elle construit elle-même son propre étang

D’après une étude publiée dans le Journal of Natural History, la plus grande espèce de grenouilles au monde arrive à construire elle-même son étang. Baptisée « Goliath », cette espèce de grenouilles ne se trouve qu’en Afrique, plus précisément en Guinée équatoriale et au Cameroun.

Les chercheurs ont découvert que les grenouilles Goliath étaient capables de déplacer des roches qui font plus de la moitié de leur poids. Ils ont également découvert que cette espèce d’amphibiens pouvait construire des barrages artificiels avec les débris des piscines peu profondes.

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Crédits PIXABAY

Tout cela, la grenouille Goliath le fait afin d’améliorer et de fortifier son étang. L’étude dévoile également qu’elle le fait aussi dans le but de protéger ses œufs et ses têtards.

Des grenouilles d’une taille impressionnante

Les recherches ont été menées par des scientifiques du Muséum d’histoire naturelle de Berlin. Ces derniers ont pu vérifier la taille exacte des amphibiens en les mesurant physiquement. C’est ainsi qu’ils ont découvert que les grenouilles Goliath peuvent peser jusqu’à plus de 3 kg et mesurer jusqu’à 13 cm de long sans les pattes, ce qui fait d’elles les grenouilles les plus grandes du monde.

Mark-Oliver Rödel et Marvin Schäfer, les principaux auteurs de l’étude, ont avancé que la taille impressionnante des grenouilles Goliath serait liée au fait qu’elles construisent elles-mêmes leur étang. « Afin de construire ces nids et de déplacer des cailloux et même de grosses pierres, la grenouille doit être forte… il semble très probable que le comportement de reproduction des Goliath soit une des raisons de leur taille extraordinaire », ont-ils expliqué dans un entretien avec Gizmodo.

Des grenouilles en voie de disparition

Les grenouilles Goliath sont des petites bêtes extraordinaires qui sont malheureusement en voie de disparition. Les chercheurs ont en effet constaté une forte diminution de l’espèce durant les dix dernières années, et c’est terriblement inquiétant.

Mark-Oliver Rödel et Marvin Schäfer ont en effet insisté sur le fait que la perte de ces amphibiens nous priverait de plusieurs bienfaits tant au niveau écologique que scientifique. Leur disparition nous priverait notamment d’une source de traitement contre le VIH et autres maladies.

Les peptides antitumoraux que l’on trouve dans l’exsudat de la peau de certaines grenouilles ont en effet de nombreuses vertus. Le CNRS avait d’ailleurs dédié un article à ce sujet en 2011.