La lumière et le son pour lutter contre Alzheimer ?

Cela peut sembler un peu tiré par les cheveux, mais une nouvelle étude montre qu’on peut peut-être guérir les malades d’Alzheimer en utilisant uniquement la lumière et le son.

L’étude a été menée par des chercheurs du MIT l’année passée, et elle révèle que des lumières stroboscopiques et un bourdonnement bas peuvent être utilisés pour recréer les ondes cérébrales perdues à cause de la maladie d’Alzheimer. Ce qui à son tour élimine la plaque et améliore la fonction cognitive chez des souris affichant un comportement semblable à celui des malades d’Alzheimer.

Un oeil face à un coucher de soleil

Crédits Pixabay

Un traitement potentiel de l’Alzheimer qui marche sur les souris

Bon, la nouvelle technique n’a pas encore été testée sur l’homme, donc il est encore trop tôt pour s’exciter. Et ce d’autant plus que les ondes cérébrales sont connues pour fonctionner différemment chez l’homme et chez la souris. Mais si les tests sur l’homme sont concluants, alors on aurait un possible moyen bon marché et sans médicament de traiter la maladie d’Alzheimer.

Alors, comment cela fonctionne-t-il ? En fait, les chercheurs du MIT se sont appuyés sur une étude précédente qui a montré qu’en faisant clignoter une lumière 40 fois par seconde dans les yeux des souris modifiées, cela permettait de traiter leur version de la maladie d’Alzheimer. En plus de la lumière, les chercheurs du MIT ont ajouté un son d’une fréquence similaire et ont constaté que cela améliorait considérablement leurs résultats.

“Lorsque nous combinons la stimulation visuelle et auditive pendant une semaine, nous constatons l’engagement du cortex préfrontal et une réduction très spectaculaire de l’amyloïde”, a déclaré en mars 2019 Li-Huei Tsai, l’un des chercheurs du Picower Institute for Learning and Memory du MIT.

Prochaine étape, le cerveau humain

La nouvelle méthode testée par le MIT n’a pas seulement fait du bien à la chimie du cerveau des sujets testés. En effet, les souris exposées au traitement ont également obtenu de meilleurs résultats dans un certain nombre de tâches cognitives. Mieux, le traitement permet d’effacer les plaques amyloïdes, ou plaques séniles, dans un certain nombre de zones à travers le cerveau, y compris dans le cortex préfrontal.

Toutefois, le passage au cerveau humain nécessitera davantage de travail, notamment parce qu’il existe des contrastes potentiels dans la façon dont les ondes gamma apparaissent dans le cerveau atteint d’Alzheimer chez la souris et chez l’humain. La bonne nouvelle est que jusqu’à présent les premiers tests ont montré que le processus ne semble pas avoir d’effets secondaires notables.

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