La Lune est plus humide que prévu

Chaque jour, l’homme en apprend un peu plus sur l’univers qui l’entoure. Les scientifiques ont longtemps pensé que la seule eau se trouvant sur la Lune était sous forme de glace, près de ses pôles. Mais récemment, ils ont pu observer les déplacements de molécules d’eau d’un endroit de la Lune vers un autre à l’aide d’un dispositif embarqué à bord du Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA.

Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Geophysical Research Letters. D’après le Dr Kurt Retherford, principal investigateur de l’instrument LAMP du Southwest Research Institute à San Antonio, Texas : « Il s’agit d’une découverte majeure concernant l’eau lunaire, un sujet brûlant alors que le programme spatial de notre pays se concentre de nouveau sur l’exploration lunaire. »

Lune 3D

C’est donc une grande découverte pour l’humanité. Elle découle notamment du projet Lyman Alpha Mapping Project (LAMP).

Une étude de l’eau sur la Lune

Les scientifiques estimaient autrefois que les conditions environnementales de la Lune ne favorisaient pas l’accumulation et la conservation de grandes quantités d’eau. Cependant, l’eau est bel et bien présente sur le satellite. La question se pose alors : comment est-ce possible ?

Michael Poston et ses collègues du Lyman Alpha Mapping Project (LAMP) ont trouvé la réponse à cette question en observant la façon dont les molécules d’eau de la première couche du sol décollaient de la surface de la Lune pendant la plus chaude période du jour lunaire. Une partie des molécules s’envolait notamment dans l’espace tandis qu’une autre partie se dirigeait dans des régions sombres du satellite.

Ils ont alors découvert que la source d’eau était tout simplement des grains de poussière s’imprégnant des molécules d’eau. Et ces derniers libéraient ensuite les molécules lorsque la surface du satellite se réchauffait. En outre, la quantité d’eau était inférieure à ce que les scientifiques supposaient puisque le détecteur d’eau installé à bord de la LRO n’avait enregistré aucun changement de la quantité des molécules pendant la nuit. Ainsi, l’eau ne se déplacerait pas aussi souvent sur la Lune que les scientifiques ne le pensaient.

Une découverte importante

Amanda Hendrix, scientifique senior au Planetary Science Institute pense que ces résultats seraient très utiles à l’homme pour ses futures missions sur la Lune.

Ces résultats nous aident à comprendre le cycle de l’eau lunaire et nous aideront également à en apprendre davantage sur l’accessibilité de l’eau pouvant être utilisée par les humains lors de futures missions sur la Lune.

L’eau lunaire peut potentiellement être utilisée par l’homme pour fabriquer du carburant, pour la protection radiologique ou encore pour la gestion thermique ; si ces matériaux n’ont pas besoin d’être lancés depuis la Terre, cela rend ces futures missions plus abordables.

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