La Lune et sa poussière pourraient présenter un risque majeur pour la santé des colons

On entend souvent parler de l’engouement des scientifiques à effectuer des missions spatiales, notamment à revenir sur la Lune pour y établir une base permanente. Toutefois, une nouvelle étude réalisée par les chercheurs de l’université de Stony Brook a démontré qu’une longue exposition à l’atmosphère lunaire serait néfaste pour la santé humaine.

Plus précisément, ce serait la poussière présente sur la Lune qui détruirait les cellules de notre corps.

Avant de parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont mené des tests sur des cobayes et des rats de laboratoire en les exposant à des particules de poussière relevées sur le sol lunaire. Les résultats montrent que quatre-vingt-dix pour cent des cellules pulmonaires ont été endommagées. Cette poussière détruisait également les neurones des souris.

Ces expérimentations ont démontré qu’à part les effets cités précédemment, les sujets exposés à la poussière lunaire présentaient de fortes chances de développer un cancer.

Une poussière aux caractéristiques particulières

Ces propriétés particulières de la poussière lunaire ont déjà été relevées par les premiers astronautes qui ont posé le pied sur la Lune en 1969.

Le sol lunaire a été formé par les impacts de micrométéorites qui ont eu lieu des millions d’années auparavant, les rayons cosmiques qui frappaient de plein fouet la surface lunaire ainsi que les variations extrêmes de température.

À cause de ces divers phénomènes, le sol lunaire est recouvert d’une poussière grise noirâtre transportant une forte charge statique, chimiquement réactive, minuscule et abrasive. Cette poussière s’accroche aussi facilement aux combinaisons des astronautes causant chez ces derniers les symptômes d’un rhume des foins très persistant.

Les risques d’attraper un cancer sur la Lune sont élevés

Rachel Caston, généticienne à la faculté de médecine de l’université de Stony Brook, a dirigé les recherches sur les impacts de la poussière lunaire sur la santé humaine. Elle indique que les membres de l’équipage d’Apollo ont déjà présenté des yeux larmoyants et le nez qui coule alors qu’ils n’ont travaillé que quelques mois sur le sol lunaire.

Cette scientifique craint ainsi que l’exposition permanente de l’avant-garde qui sera instaurée sur la Lune ne détériore irrémédiablement leur santé et aboutisse sur l’apparition d’un cancer. Pour l’heure, les scientifiques ignorent encore comment cette poussière peut autant endommager les cellules humaines et animales.

Néanmoins, cette étude aura eu pour mérite de prévenir les scientifiques en général et astronautes en particulier des risques encourus au cas où ils effectueraient une mission de longue durée sur la Lune.

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