La Manuscrit de Voynich enfin déchiffré ?

Le Manuscrit de Voynich représente à lui seul l’une des plus grandes énigmes cryptographiques de notre histoire. Personne n’a en effet encore réussi à le déchiffrer, et ce malgré toutes les tentatives entreprises par les chercheurs et les historiens. Du moins jusqu’à présent.

Gerard Cheshire, un universitaire de l’Université de Bristol, prétend en effet avoir trouvé la solution à l’énigme.

Manuscrit de Voynich

Le Manuscrit de Voynich n’a pas encore fini de faire parler de lui.

D’après les études menées sur l’ouvrage durant cette dernière décennie, le Manuscrit de Voynich aurait été fabriqué au début du XVe siècle.

Le Manuscrit de Voynich, une énigme littéraire

Ces informations sont sujettes à caution, mais le manuscrit aurait à l’origine appartenu à un alchimiste du nom de Georg Baresh et il serait par la suite passé entre les mains de bon nombre de scientifiques et de lettrés.

Durant les premiers siècles de son existence, l’ouvrage est resté dans l’ombre, mais tout a changé au XXe siècle lorsqu’il a été acheté par un bibliophile polonais du nom de Wilfrid Voynich.

Ce dernier a en effet passé toute sa vie à tenter de le traduire, sans réussir. Ensuite, à sa mort, sa veuve l’a revendu à un marchand de livres qui l’a lui-même cédé à l’Université Yale un peu plus tard, où il se trouve toujours.

Si le Manuscrit de Voynich fait autant parler de lui, c’est en raison de la langue utilisée pour le rédiger. Cette dernière ne ressemble en effet à rien de ce que nous connaissons et l’ouvrage n’a donc jamais été traduit.

De ce fait, personne ne sait non plus de quoi il traite exactement.

Gerard Cheshire, un chercheur de l’université de Bristol, s’intéresse depuis longtemps au Manuscrit de Voynich et il a récemment signé un article dans la revue Romance Studies, un article dans lequel l’homme prétend avoir réussi à déchiffrer l’écriture du manuscrit.

D’après lui, l’ouvrage aurait donc été écrit dans une langue calligraphique protoromane, une langue sur laquelle ont été fondés le portugais, l’espagnol, l’italien ou même le français.

Des résultats qui ne font pas l’unanimité

En outre, il serait en réalité signé par des religieuses dominicaines, pour le compte Maria de Castille, reine d’Aragon. Selon lui, ce qui l’a rendu si difficile à traduire, c’est l’alphabet utilisé. Un alphabet reposant sur une combinaison de symboles inconnus et familiers. Pour ne rien arranger, l’ouvrage ne comporterait aucun signe de ponctuation et le texte serait écrit en minuscules, avec quelques abréviations en latin.

Reste que les conclusions de l’universitaire ne font pas l’unanimité.

En effet, l’article n’a pas fait l’objet d’une véritable revue par la communauté scientifique, et ses conclusions sont donc à prendre avec prudence. D’autant que Gerard Cheshire n’a pas – encore – traduit l’intégralité du document.

Un document qui fait tout de même plus de deux cents pages.

Il est également important de rappeler que ce n’est pas la première fois qu’un chercheur prétend avoir réussi à déchiffrer le Manuscrit de Voynich. En 2017, un certain Nicholas Gibbs en avait fait tout autant et il avait lui aussi signé un article pour partager ses découvertes. Des découvertes qui une fois de plus n’ont pas convaincu ses pairs.