La mystérieuse disparition des premiers chiens de l’Amérique du nord élucidée ?

Quand les gens ont commencé à peupler l’Amérique du nord il y a environ 10 000 ans, ils n’étaient pas seuls. Ils avaient aussi emmené leurs animaux de compagnie. L’adage qui dit que le chien est le meilleur ami de l’homme trouve son réel sens chez les Américains du nord qui affectionnent tout particulièrement les chiens.

Aujourd’hui encore, c’est l’Amérique du Nord qui compte le plus de chiens parmi tous les continents du monde.

La majorité de ces chiens ont été emmenés sur le continent par des colons européens au cours des six derniers siècles. Toutefois, on retrouve des traces d’animaux canins bien avant cette époque. On suppose même qu’ils avaient déjà été aux côtés des ancêtres des peuples amérindiens.

Certaines recherches indiquent que ces PCD ou chiens pré-contacts ou canins originaux ont rapidement disparu lors de la colonisation de l’Amérique par les Européens.

Le début de l’amitié homme-chien

Greger Larson, directeur du Palaeo-BARN à l’université d’Oxford a mené des recherches sur ces chiens indigènes en séquençant 71 génomes mitochondriaux à partir de certains squelettes et restes de chiens anciens qui ont été découverts sur le site archéologique de Koster dans l’Illinois.

Ces animaux de compagnie ont été enterrés par leurs maîtres aux côtés de leurs proches, ce qui prouve déjà le lien sentimental entre les humains à leurs animaux domestiques. Certains de ces restes sont âgés de dix mille ans. L’analyse démontre également que ces canins originaux étaient originaires de Sibérie.

Les souvenirs entre chiens européens et les premiers chiens de l’Amérique du nord

L’étude rapporte que bien que ces animaux canins aient proliféré sur le continent nord-américain, les chercheurs ne trouvent pratiquement aucune trace de leur ADN chez les chiens nord-américains modernes. Selon les chercheurs, cette disparition est certainement due à l’arrivée des Européens et de leurs chiens qui ont rapidement remplacé les lignées de chiens indigènes. Les préférences culturelles de ces colons ont mené à la persécution de ces canins originaux.

Toutefois, Maire Ni Leathlobair, un généticien au département de médecine vétérinaire de l’université de Cambridge, a déclaré que les chiens européens ont peut-être provoqué des maladies infectieuses chez les PCD, accélérant leur disparition.

Cela dit, les chiens indigènes ont laissé un seul héritage génétique : une tumeur vénérienne sexuellement transmissible qu’ils ont transmise aux chiens européens. Ces derniers continuent encore de la porter en eux jusqu’à aujourd’hui.

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