La NASA a mené de nouveaux tests sur son moteur ionique

Les États-Unis sont à fond dans la conquête de l’espace. L’administration Trump a annoncé sa volonté de déployer une Force armée dans l’espace. Plus récemment, le vice-président Mike Pense a réaffirmé la détermination du gouvernement à retourner sur la Lune, voire sur Mars. Toutefois, il reste quelques obstacles à ces projets ambitieux. L’une des conditions de réussite de ces voyages spatiaux habités serait la mise au point du moteur ionique de prochaine génération.

Aux dernières nouvelles, la NASA a franchi une étape importante en réussissant les nouveaux tests sur le système de propulsion. Notons que la conception des systèmes du propulseur Hall de 13 kW du système de propulsion électrique avancé (AEPS) a été confiée à Aerojet Rocketdyne.

Espace

Le groupe a mené ses premiers tests d’intégration sur le système en travaillant de concert avec les ingénieurs de la NASA de Glenn Research et du Jet Propulsion Laboratory.

Ils peuvent passer à la finalisation

Les premiers tests d’intégration des systèmes étant réussis, les ingénieurs d’Aerojet Rocketdyne peuvent maintenant passer à la phase de finalisation et de vérification de la conception. Par ailleurs, ils devront d’abord effectuer un examen critique avant une éventuelle production.

« En restant à la pointe de la technologie de propulsion, nous nous sommes positionnés pour un rôle majeur non seulement dans le retour sur la Lune, mais également dans toute initiative future visant à envoyer des personnes sur Mars », a expliqué Eileen Drake, PDG d’Aerojet Rocketdyne. « AEPS est l’avant-garde de la prochaine génération d’exploration de l’espace lointain et nous sommes ravis d’être à la hauteur. »

« Notre unité de décharge AEPS a été exceptionnellement performante, ce qui a permis d’améliorer considérablement le rendement de la conversion, ce qui témoigne de l’attention et de l’attachement de l’équipe Aerojet Rocketdyne à faire progresser la technologie dans l’espace », a-t-il poursuivi.

Des applications plus larges

Les ingénieurs de la NASA ne peuvent plus compter sur les fusées chimiques et pas encore sur les moteurs thermiques nucléaires. Or, des missions comme NEXT et Dawn sur l’astéroïde Cérès ont ravivé leur espoir en démontrant que la propulsion ionique pourrait constituer une solution viable à court terme.

Ces propulseurs AEPS pourraient également avoir des applications plus larges. Ils pourraient être utiles pour l’avant-poste orbital spatial habité Gateway de la NASA et pour les missions dans l’espace lointain, ou même les premières expéditions martiennes.

1 réflexion au sujet de « La NASA a mené de nouveaux tests sur son moteur ionique »

  1. On est très très loin de faire décoller une fusée avec un moteur ionique vu la très faible poussée, ils ne servent que pour les petits satellites une fois dans l’espace pas plus.

    Leur gros avantages c’est leur autonomie, ils poussent peu mais très longtemps.

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