La NASA a mis en ligne de nouvelles photos de Bennu

La NASA vient de publier deux nouvelles photos de Bennu, prises par Osiris-Rex, un matériel de haute technologie. Les scientifiques pensent que ce corps céleste, surnommé « l’astéroïde apocalypse », pourrait frapper notre planète dans les cent prochaines années. Avec une dimension de cinquante mètres de large, il provoquerait une catastrophe si jamais il s’écrase sur la Terre.

L’explosion dégagerait quatre-vingt mille fois plus d’énergie que celle de la bombe atomique d’Hiroshima.

Bennu : image 1

Bennu existe depuis des milliards d’années et se trouve à cent quinze mille kilomètres de la Terre. La sonde spatiale Osiris-Rex s’est rapprochée de lui à l’aide d’une caméra de navigation : la « NavCam 1 ». Elle a mis deux ans pour y arriver. Depuis décembre dernier, l’engin est à seulement deux kilomètres au-dessus de l’astéroïde.

Chacune des images, capturées le 17 janvier 2019, a un temps d’exposition d’une milliseconde. Les clichés montrent le côté sud de l’astéroïde et permettent de mieux cerner sa masse et sa gravité. Ils apportent de nouveaux éléments pouvant faciliter la suite de la mission.

Se rapprocher du danger pour mieux se préparer

Bennu est le plus petit des objets mis en orbite par un vaisseau spatial, car elle n’a que cinq cents mètres de diamètre. Ces dimensions rendent l’attrait gravitationnel plus faible et facilitent le travail. Cet astéroïde est l’un des débris laissés par la formation de notre système solaire. C’est comme une capsule temporelle qui pourrait révéler l’état primitif du système solaire.

Pour en savoir plus, il faut trouver la partie la plus sûre pour choisir des échantillons et les rapporter en toute sécurité. L’établissement d’une « carte de valeur scientifique » serait également primordial. Cela apporterait une connaissance complète de la surface de l’astéroïde et de sa variabilité.

Auparavant, la NASA annonçait que c’était un astéroïde « potentiellement dangereux ». Par contre, un haut responsable a déclaré que, si une catastrophe devait arriver, le monde en serait informé et y serait préparé.

Pour une connaissance exhaustive de l’astéroïde

Quelques jours après l’arrivée de la sonde, la présence de minéraux hydratés a été repérée à la surface de l’astéroïde. Ceux-ci se forment lors d’une réaction des molécules d’eau avec les matériaux rocheux. D’après les études, ce processus se serait produit il y a longtemps et pourrait indiquer la présence d’oxygène.

L’instrument identifiera la composition en éléments atomiques de la surface de l’astéroïde, tels que le fer, le silicium, l’oxygène et le soufre. Ce sont les éléments constitutifs de base des planètes.

Le principal instrument embarqué sur le vaisseau spatial s’appelle REXIS, un spectromètre d’image à rayons X. Les données qu’il fournira permettraient de sélectionner les échantillons nécessaires.

En juin prochain, REXIS va cartographier et étudier en détail l’astéroïde pendant une année pour obtenir un « meilleur rendement scientifique ». Si ces opérations scientifiques réussissent, cet instrument de petite taille, construit par des étudiants, sera capable de voyager n’importe où dans le système solaire.

Bennu : image 2