La NASA a prévu de poser un pied sur Mars en 2035

Lors du Congrès international d’astronautique (IAC), Jim Bridenstine, l’administrateur de la NASA, a réaffirmé la volonté de son agence d’envoyer des hommes sur la Lune d’ici 2024 puis sur Mars dans les années 2030. La NASA a décidé de ce fait de s’associer à des partenaires internationaux pour l’aider à respecter ce calendrier.

“Si nous accélérons l’atterrissage sur la lune, nous accélérerons par la même occasion l’atterrissage sur Mars… Je suggère que nous puissions le faire d’ici 2035”, a déclaré Bridenstine lors d’un débat des dirigeants d’agence spatiale à l’IAC à Washington, DC.

La planète Mars

Crédits Pixabay

Des hommes sur Mars au milieu des années 2030

 Avant cela, en avril dernier, lors d’une audition du Comité des sciences, de l’espace et des technologies de la Chambre des représentants des États-Unis, le patron de la NASA avait annoncé que les astronautes de son agence spatiale pourraient marcher sur Mars d’ici 2033, soit deux ans plus tôt que la récente estimation.

Le problème est que 2035 n’est plus très loin maintenant, alors que les obstacles technologiques auxquels sont confrontés les astronautes à destination de Mars sont immenses. La question est donc de savoir comment la NASA compte mobiliser un soutien international pour atteindre cet ambitieux objectif d’envoyer des hommes sur Mars en 2035.

Parmi les nombreux problèmes que l’agence spatiale américaine doit encore résoudre, il y a la quantité de nourriture dont les astronautes disposeront sur la planète rouge, la façon de les maintenir en bonne santé pendant plusieurs mois de voyage dans l’espace, ou encore la manière d’exécuter une mission avec plusieurs minutes de retard dans les communications entre le contrôle de mission sur Terre et l’équipage d’astronautes sur Mars.

Une initiative provisoire, baptisée Gateway, a été mise en place à cet effet par la NASA au cours de ces dernières années. Il s’agit d’une station spatiale de transition qui fonctionnerait en orbite lunaire et servirait de base pour les missions d’atterrissage sur la Lune. Pour ce faire, la NASA a sollicité la collaboration de ses partenaires de la Station spatiale internationale.

Le Canada a été le premier pays à signer le partenariat en acceptant plus tôt cette année de fournir un bras robotique.

D’autres partenaires internationaux intéressés par le projet

Outre le Canada, d’autres engagements pourraient bientôt être annoncés. L’Agence Spatiale Européenne (ESA) par exemple organisera une rencontre de haut niveau baptisée Space19+ qui se tiendra du 27 au 28 novembre. A cet effet, Bridenstine et le président de l’ESA, Johann-Dietrich Wörner, ont tous deux indiqué lors du panel IAC que Gateway serait un sujet important pendant Space19+.

Il y a aussi Roscosmos (Russie), qui est le plus grand partenaire de la station spatiale de la NASA, et qui étudie plusieurs options pour son programme de vol spatial à long terme, dont de possibles atterrissages sur la Lune.

Roscosmos prévoit notamment de se pencher sur la possibilité de prolonger la durée de vie de la station spatiale internationale jusqu’en 2028 ou même au-delà. Soit quatre ans de plus que ce que prévoit l’accord international en vigueur. C’est ce qu’a indiqué à l’IAC Sergey Krikalev, directeur exécutif des vols spatiaux pilotés à Roscosmos.

“Le programme russe sur la lune est encore en développement et sera réalisé en collaboration avec nos partenaires”, a-t-il déclaré. Krikalev a suggéré que Roscosmos pourrait construire un nouvel engin spatial pouvant transporter des humains et des cargaisons jusqu’à la Lune. Ces missions pourraient “permettre de faire atterrir des hommes sur la Lune à l’avenir”, a t-il affirmé.

Un autre allié sur lequel peut compter la NASA est l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA) qui s’est engagée à poursuivre ses ambitions d’exploration lunaire lors d’une réunion tenue le vendredi 18 octobre. A l’IAC, Bridenstine a évoqué cet engagement comme étant un exemple de la collaboration de la NASA avec ses partenaires pour soutenir les missions lunaires.

Mots-clés marsNASA