La NASA a une idée pour rendre la Lune plus accessible et moins chère

Les missions spatiales peuvent parfois coûter extrêmement cher, surtout en ce qui concerne la quantité de carburant utilisée. Cependant, jusqu’à maintenant, on ne peut encore compter que sur les fusées à carburant chimique pour envoyer des charges dans l’espace.

Dans ce contexte, une équipe de scientifiques de l’Université du Colorado à Boulder, financée par le programme Explorers de la NASA, a développé une méthode efficace pour rendre le coût des missions lunaires moins pesant.

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La méthode va permettre aux petits engins spatiaux sans pilote d’atteindre la Lune avec très peu de carburant.  L’astuce sera notamment de se faire emmener par les satellites de communication pour arriver au niveau de l’orbite terrestre haute. Ensuite, l’appareil utilisera la gravité de la Terre et celle de la Lune pour arriver à destination.

L’engin spatial Dark Ages Polarimeter Pathfinder ou Dapper sera le premier appareil à tester la nouvelle méthode de lancement vers la Lune. Il a été conçu par des scientifiques de l’Université du Colorado à Boulder et aura pour principale mission d’enregistrer les ondes radio à basse fréquence au niveau de la face cachée de la Lune.

Une idée née d’un petit budget

Pour leur projet de recherche, l’équipe derrière Dapper n’a obtenu que 150 millions de dollars du programme Explorers de la NASA. Les scientifiques se devaient alors de trouver le moyen le moins coûteux pour envoyer la sonde vers la Lune. Jack Burns, astrophysicien à l’Université du Colorado à Boulder et chef de la mission Dapper a déclaré que cette trajectoire vers la Lune était née d’une nécessité, comme c’est d’ailleurs le cas de beaucoup d’autres projets. Selon ses explications, ils devaient « maintenir les coûts de lancement à un faible niveau et trouver un moyen peu coûteux d’aller sur la Lune ».

Selon les informations, Dapper sera une petite sonde spatiale de la taille d’un micro-ondes. Grâce à sa taille, la sonde pourra facilement se coller à un satellite de communication pour atteindre l’orbite terrestre haute.

Pour effectuer le reste du voyage, l’appareil utilisera son petit réservoir de carburant qui lui permettra d’accélérer ou de ralentir quand il le faudra, et ce, tout en tirant parti de la gravité de la Terre et de la Lune.

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Un trajet plus rapide pour Dapper

La NASA projette aujourd’hui d’envoyer à nouveau des humains sur la Lune grâce au programme Artemis.  L’agence spatiale américaine compte y arriver d’ici 2024 pour ensuite installer une base permanente sur la surface lunaire d’ici 2028.

Au cours de ce genre de programme de grande envergure, il est évidemment impératif de réduire la durée du voyage, surtout lors des vols habités. En 1968, la NASA avait déjà réussi à envoyer des astronautes autour de la Lune en seulement quelques jours, mais cela a nécessité l’utilisation d’une fusée géante et des tonnes de carburant.

En ce qui concerne Dapper, sa trajectoire lui permettra de faire le vol aller simple en deux mois et demi. Cette durée paraît certes bien plus longue que ce que la NASA projette de faire avec Artemis, mais elle est significativement inférieure à la durée normale du trajet de ce genre de mission qui peut aller jusqu’à six mois.

Avec ces informations en tête, on peut dire que la nouvelle méthode trouvée par les scientifiques de l’Université du Colorado à Boulder semble ainsi être le moyen le plus efficace pour rendre la Lune plus accessible, surtout pour les projets à budget limité.

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