La NASA accusée de cacher l’existence des extraterrestres sur la Lune

La NASA est régulièrement prise pour cible par les partisans de la théorie du complot, mais aussi par certains ufologues amateurs. Ce n’est visiblement pas sur le point de changer. L’agence américaine est en effet une nouvelle fois accusée de cacher l’existence des extra-terrestres sur la Lune.

La NASA a toujours cristallisé de nombreux fantasmes et elle se retrouve ainsi très souvent au cœur de théories complotistes totalement fantaisistes.

Carré Blanc

Si beaucoup doutent par exemple de l’authenticité de la mission Apollo 11, d’autres vont encore plus loin en accusant l’agence spatiale américaine de réduire des enfants à l’état d’esclavage et de les envoyer ensuite sur Mars.

La NASA, une cible de choix pour les complotistes

Et ça bien sûr, c’est sans parler de Nibiru ou même de la théorie des anciens extraterrestres.

La NASA, de son côté, continue de communiquer énormément sur ses missions afin de les porter à la connaissance du grand public et de faire taire ses détracteurs, mais la stratégie ne semble pas porter ses fruits.

Preuve en est, un ufologue très en vue a signé un nouvel article à charge contre l’agence spatiale américaine.

Scott C. Waring, l’homme se trouvant aux commandes du très controversé UFO Sightings Daily, a publié récemment un article présentant une étrange formation blanche située sur la surface lunaire. D’après lui, cette dernière n’aurait rien de naturel et il s’agirait ainsi d’une structure artificielle créée par une civilisation extraterrestre.

L’article s’accompagne bien entendu d’une vidéo réalisée par un autre ufologue, une vidéo revenant sur cette incroyable découverte et accompagnée d’une bande-son particulièrement tonique.

Les images, tirées de Google Earth et élaborées à partir des photos de la NASA, montrent ainsi un carré blanc flou situé à ces coordonnées exactes : 23°57’34.27N 4°26’36.85E. Pour appuyer son propos, Waring cite l’ombre projetée visible sur la gauche, une ombre prouvant selon lui que l’objet en question s’élève assez haut dans le ciel lunaire.

Un carré blanc à l’origine d’une théorie farfelue sur fond de base extraterrestre cachée

La découverte a été massivement reprise dans la complosphère par la suite. Beaucoup ont alors commencé à accuser la NASA de cacher l’existence des extra-terrestres et à échafauder tout un tas de théories abracadabrantes digne des meilleures (et donc des anciennes) saisons de X-Files.

Sauf que voilà, dans les faits, ces fameuses accusations ne tiennent pas franchement la route. Ce n’est effectivement pas la première fois que d’étranges structures sont repérées sur la surface lunaire.

En 2014, Waring avait aussi rédigé un autre article se focalisant cette fois sur des structures tubulaires.

Dans la vidéo réalisée par ses soins pour illustrer son article, l’ufologue faisait part de ses inquiétudes quant à la disparition probable de ces images. Il laissait même entendre que ces structures ne tarderaient pas à être supprimées par la NASA ou une quelconque autre agence gouvernementale.

Sauf que voilà, nous sommes désormais en 2018 et ces structures sont toujours visibles sur Google Earth Pro. Il suffit en effet d’activer la vue lunaire et de ce rendre aux coordonnées 3°53’18.47″S 17°34’20.73″W pour les voir apparaître. Encore plus amusant, en fouillant dans la zone, vous remarquerez que ces structures apparaissent à de multiples reprises pour former comme une immense mosaïque.

Et c’est finalement la faille de toutes les théories ufologiques que l’on voit fleurir sur la toile. Si les extraterrestres avaient réellement construit des bases sur la Lune ou même sur Mars, alors ces dernières n’apparaîtraient certainement pas sur Google Earth.

À ce niveau-là, ce ne serait même plus de l’incompétence, mais de la bêtise.

Mais alors, quelle la nature exacte de ces tâches ? Tout le monde ne partagera sans doute pas mon point de vue, mais ces motifs me font davantage penser à des artefacts produits par des bugs.

Les cartes affichées par Google Earth ne sont en effet pas assemblées manuellement, mais par le biais d’algorithmes. Et on le sait maintenant, les algorithmes sont loin d’être infaillibles.