La NASA met en lumière la présence de molécules organiques exotiques sur l’astéroïde Arrokoth

Jusqu’à ce jour, Arrokoth est l’objet le plus lointain qui a été approché par un engin spatial. Cet astéroïde qui évolue à 6,5 milliards de km de la Terre a été découvert en 2014. Le 1er janvier 2019, la sonde New Horizons de la NASA a survolé cet astre et a pu récolter des milliers d’images et plusieurs données concernant ce corps céleste.

La NASA s’est longuement penchée sur les données récoltées par New Horizons. D’après le site Motherboard, l’agence spatiale américaine aurait découvert la présence de molécules organiques exotiques sur Arrokoth.

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Ces molécules baptisées « tholins » recouvriraient la surface de l’astéroïde.

La NASA publie trois nouvelles études

En étudiant les données fournies par New Horizons, la NASA a pu publier trois nouvelles études nous permettant d’en apprendre plus sur Arrokoth dans la revue Science. La première étude réalisée par William McKinnon de l’Université de Washington à Saint Louis revient sur la formation de cet astéroïde.

D’après cette étude, Arrokoth se serait formé à l’issue de la fusion entre deux lobes astres indépendants qui se sont rencontrés à la suite d’une collision qui s’est fait en douceur. L’étude révèle que cet astéroïde est « le produit d’une fusion douce et lente dans le système solaire précoce. » Ces deux corps se seraient mis en orbite à faible vitesse (environ 15km/h).

Un astéroïde recouvert de tholins

Les deux autres études publiées par la NASA dans la revue Science nous fournissent plus d’informations sur la géologie, la couleur et la composition d’Arrokoth. On apprend notamment que ce corps céleste à une surface lisse et ne présente que très peu de cratères. Il se serait formé il y a plus de 4 milliards d’années.

Des observations approfondies menées grâce à la caméra et au spectromètre infrarouge de New Horizons a permis de conclure que l’astéroïde était recouvert de molécules organiques exotiques baptisées tholins. Arrokoth doit sa couleur rouge aux tholins qui se trouvent sur sa surface. Ces molécules proviennent des radiations des rayons UV du Soleil. La scientifique Ashley Walker a indiqué qu’il était intrigant de voir la présence de telles molécules sur ce genre d’astéroïdes glacés.

Grâce aux études de la NASA, on apprend également que cet astre est composé de glace de méthanol et d’autres molécules organiques.

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