La NASA s’intéresse aussi à Triton, la lune de Neptune

La NASA n’a pas uniquement Mars dans son collimateur. L’agence spatiale américaine s’intéresse aussi à plusieurs lunes de notre système, comme Encelade, Europe ou encore Triton. Elle a d’ailleurs présenté un concept de mission de survol de cette dernière à Houston la semaine dernière.

C’est en effet dans la ville texane que s’est déroulée la dernière édition de la Conférence lunaire et planétaire.

Sauver Terre

Une conférence durant laquelle plusieurs scientifiques du Jet Propulsion Laboratory ont pris la parole.

Triton figure aussi sur la to-do list de la NASA

Triton n’est pas une découverte récente. La lune a en effet été détectée au milieu du 19e siècle par l’astronome britannique William Lassell, et ce seulement dix-sept jours après la découverte de Neptune.

La lune est assez imposante et elle s’étend ainsi sur un diamètre de 2700 km. Elle est donc plus grande que Pluton et ses 2372 km de diamètre.

Triton a besoin d’environ cinq jours pour faire le tour de Neptune et elle a d’ailleurs pour principale particularité de suivre un sens rétrograde, soit un sens inverse au sens de rotation de sa planète. Les astronomes pensent ainsi que le corps ne s’est pas directement formé dans le sillage de Neptune et qu’il a en réalité été capturé par cette dernière.

D’après les informations récoltées à son sujet, le satellite serait doté d’une atmosphère et d’un noyau métallique rocheux. Le manteau, lui, serait fait de glace d’eau avec une croûte d’azote. Les astronomes pensent que de puissants geysers d’eau percent parfois sa croûte, ce qui aurait donné naissance à son atmosphère.

La NASA a eu l’occasion d’observer Triton à la fin des années 80 grâce à la mission Voyager 2. Toutefois, depuis, aucune autre mission n’a été lancée dans sa direction et c’est précisément ce que souhaite corriger l’agence.

Durant la Conférence lunaire et planétaire de Houston, le JPL a en effet fait savoir qu’il était temps de retourner sur Triton et d’envoyer ainsi une nouvelle sonde sur place.

Une mission qui pourrait nous en apprendre beaucoup sur la zone d’habitabilité des étoiles

Trident, ce serait le nom de cette dernière, aurait principalement pour but d’effectuer des prélèvements en survolant la surface de la lune. Toutefois, et contrairement aux autres missions en cours, cette dernière nécessiterait peu d’investissements et elle aurait principalement pour but de rafraîchir les données collectées au sujet du satellite. De rafraîchir les données, mais aussi de déterminer si Triton est susceptible de soutenir la vie.

Pour le moment, le JPL a donné peu de détails, mais il a tout de même indiqué qu’il présenterait un plan détaillé à la NASA avant la fin du mois.

En outre, la mission s’inscrirait dans le programme Discovery et elle devrait donc coûter moins de cinq cents millions de dollars. Attention en revanche, car cette dernière pourrait ne pas se limiter à la lune de Neptune.

Comme l’a précisé le Dr Amanda Hendrix du Planetary Science Institute de Tucson, l’avantage d’une mission visant Triton serait aussi de pouvoir retourner sur Neptune et même d’explorer une partie de la ceinture de Kuiper.

Si rien n’est encore acté, cette mission pourrait avoir une importance capitale en nous donnant un peu de recul sur ce que l’on appelle la zone habitable des étoiles. Comme le fait remarquer le New York Times, à l’heure actuelle la zone habitable du Soleil est censée se terminer sur Mars. Or si Triton est réellement en mesure de soutenir la vie, cela voudrait aussi dire que la zone d’habitabilité de notre étoile est finalement plus étendue que nous ne le pensions.

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