La NASA tente d’expliquer les gratte-ciels de glace sur Pluton

New Horizons a survolé Pluton durant l’été 2015. Lors de cette expédition, la sonde a fait une découverte hallucinante. Grâce à ses instruments, les chercheurs ont en effet pu découvrir l’existence de gigantesques lames de glace recouvrant la planète. Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a été capable d’expliquer l’existence de ces gratte-ciel de glaces.

Deux ans plus tard et grâce aux observations menées par la sonde New Horizons, les scientifiques de la Nasa ont développé une théorie concernant la présence de ces lames de glaces sur la planète naine.

Pluton

Selon eux, l’hydrate de méthane et un phénomène d’érosion seraient à l’origine de ces formations.

De la glace de méthane

La Nasa s’accorde à dire que ces gigantesques blocs de glace sont entièrement composés d’hydrate de méthane, communément appelé « glace de méthane ». Suite à un phénomène d’érosion, ces amas de glaces ont pris une forme de crêtes. D’après les scientifiques de la Nasa, ces lames de glaces sont situées sur les plus hautes altitudes de Pluton et font « plusieurs centaines de pieds dans le ciel, soit aussi haut que les gratte-ciel de New York. »

L’équipe de recherches dirigée par le chercheur à l’Ames Research Center de la Nasa, Jeffrey Moore, a indiqué que « La formation de ces crêtes se produit au gré des évolutions des températures sur les altitudes de la planète. » Selon le chercheur, « Pluton subit des variations climatiques et parfois lorsque la planète se réchauffe, la glace méthane commence à s’évaporer. » Cela explique le fait que le méthane ne gèle pas à même le sol. Ce processus de transformation est appelé par les scientifiques « sublimation ».

Mieux comprendre Pluton

Les découvertes qui ont mené à cette nouvelle théorie ont permis aux scientifiques de mieux comprendre l’activité à la surface de la planète naine. D’après la Nasa, ces activités évoluent sur une très longue durée.

Les scientifiques ont conclu que la congélation de l’hydrate de méthane s’était produite à haute altitude il y a des millions d’années. Par la suite, les structures de méthanes se sont transformées en gaz pour former les lames observables à la surface de Pluton.

Pour le moment, aucune autre théorie ne vient confirmer ni contredire celle des scientifiques de la Nasa.