La NASA va enquêter sur les étranges phénomènes qui se produisent au-dessus des pôles terrestres

Un phénomène étrange qui étonne les scientifiques a lieu lorsqu’on se rapproche tout près des pôles de la Terre.  Quelque chose affecte en effet les appareils utilisant des ondes radio dans ces zones, y compris la connexion aux satellites et le GPS. Selon les informations, la NASA s’intéresse à ce sujet et prépare trois missions pour l’étudier.

La NASA soutient une série d’initiatives pour enquêter sur la cuspide polaire septentrionale, une sorte d’entonnoir dans l’espace qui serait derrière certains des phénomènes étranges qui ont lieu au-dessus des pôles.

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Cet entonnoir, qui existe aussi au niveau du pôle sud, permet aux vents solaires d’atteindre directement l’atmosphère. Ainsi, dans ces zones, les vents solaires ne sont pas réfléchis en direction de l’espace par le champ magnétique terrestre comme c’est le cas au niveau du reste de la planète.

Une zone à haute densité

Les trois missions organisées par la NASA ont comme but d’étudier de plus près ce qu’il se passe dans la zone en question, et aussi de mener une enquête sur d’autres phénomènes étranges qui se passent au même endroit. Un de ces phénomènes est l’existence d’une zone inexpliquée d’atmosphère dense dans la cuspide polaire septentrionale.

D’après Mark Conde, un physicien de l’Université d’Alaska Fairbanks, et chercheur principal sur la mission Cusp Region Experiment-2 (CREX-2), une masse additionnelle sur une hauteur de 322 km pourrait sembler être peu de chose. Cependant, le changement de pression associé à cette augmentation de la densité massive, s’il se passait au niveau du sol, engendrerait un ouragan en continu avec une puissance jamais vue auparavant. Cette zone à haute densité pourrait aussi causer des problèmes aux engins spatiaux et aux satellites et interférer avec les communications GPS et satellitaires.

Les turbulences et la chaleur

Une autre opération axée sur la zone polaire est la mission Cusp Irregularities-5 (ICI-5). Elle a été lancée la semaine du 23 novembre 2019 avec comme objectif de mesurer les turbulences atmosphériques et de les différencier des ondes électriques qui sont aussi capables de perturber les systèmes de communication.

Selon Jøran Moen, physicien de l’Université d’Oslo en Norvège, qui est à la tête de l’ICI-5, les turbulences font partie des questions qui sont encore sans réponse en physique classique parce qu’on ne peut pas les mesurer directement.

Malheureusement, selon un communiqué de la NASA, les données préliminaires obtenues après le lancement de novembre montrent que la mission ne s’est pas passée comme prévu, et les scientifiques essaient actuellement de voir ce qui a été de travers.

La dernière mission s’appelle Cusp Heating Investigation (CHI). Elle consiste à mesurer le flux de plasmas et de gaz dans la cuspide, c’est-à-dire comment ces matériaux se réchauffent, comment ils accélèrent, et comment ils interagissent entre eux. Cela va permettre aux scientifiques de mieux comprendre le sujet et de mieux prédire comment la cuspide va se comporter dans le futur.

CREX-2, ICI-5, et CHI font partie d’une initiative plus large comprenant neuf missions différentes qui étudient la cuspide polaire septentrionale. Quelques-unes de ces missions ont déjà été exécutées.

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