La NASA va étudier l’impact sur l’homme d’une longue mission sur Mars

Le rêve de l’humanité c’est de pouvoir un jour coloniser la planète Mars. Mais il y a encore du chemin à parcourir pour y parvenir, et surtout beaucoup de missions à effectuer pour étudier la planète rouge de plus près. Mais une mission aller-retour sur Mars pourrait durer jusqu’à trois ans, comparée aux missions typiques à la Station Spatiale Internationale (ISS) qui ne durent que six mois.

Raison pour laquelle la NASA demande davantage de recherches pour comprendre comment les expériences à long terme dans l’espace pourraient affecter le corps humain.

Mars

Rester longtemps dans l’espace peut être dangereux

« Pour tirer des conclusions sur les effets cumulatifs de l’exposition spatiale, nous devons observer plus d’astronautes passer plus de temps dans l’espace », a déclaré John Charles du Human Research Program, un programme du Centre spatial Lyndon B. Johnson (Lyndon B. Johnson Space Center, ou JSC) de la NASA.

Combinée aux études en cours de la NASA, la nouvelle recherche pourrait permettre des voyages plus sûrs et plus efficaces vers des destinations situées au-delà de l’orbite terrestre basse. L’agence spatiale américaine espère que cette recherche l’aidera à comprendre, prévenir, diagnostiquer, traiter, atténuer et guérir les potentiels effets sur la santé lors de vols spatiaux prolongés. « Les scientifiques pourront utiliser ces informations pour prédire les risques de santé physique et comportementale », a déclaré Charles.

Des scientifiques extérieurs sollicités par la NASA

Après avoir lancé l’appel, la NASA a reçu les propositions jusqu’au 4 janvier 2018 dernier et prévoit de sélectionner à la fin de l’été 2018 entre 15 et 18 propositions de subventions d’une durée maximale de 7 ans. La NASA a exigé que les scientifiques soumettant des propositions imagent un programme robuste qui pourrait inclure jusqu’à 30 astronautes – 10 pour effectuer des missions plus courtes allant jusqu’à deux mois, 10 pour des missions standard de six mois et 10 pour des missions d’un an dans l’espace.

Grâce aux informations qui seront tirées des études sélectionnées, la NASA veut s’attaquer à cinq dangers du voyage dans l’espace : le rayonnement spatial, l’isolement et le confinement, la distance par rapport à la Terre, les champs de gravité (ou leur absence) et les environnements hostiles/fermés présentant de grands risques pour l’esprit et le corps de l’homme dans l’espace.

Selon l’agence spatiale américaine : « Quand le jour viendra où les humains se lanceront dans un voyage vers Mars, l’humanité fera un nouveau bond de géant. Les connaissances acquises grâce à cette recherche pourraient donner un bon départ à la NASA ».

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