La NASA veut envoyer des satellites dans l’espace afin de détecter les prochains visiteurs interstellaires

Les visiteurs interstellaires (ISO ou InterStellar Objects), sont des corps voyageant dans l’espace interstellaire (comètes ou astéroïdes), qui ne sont pas liés à une étoile par la gravité, et peuvent venir jusque dans notre système solaire.

Et à ce titre, ils sont autant mystérieux que potentiellement dangereux. Deux visiteurs interstellaires vous viendront d’ailleurs sûrement en tête, le fameux Oumuamua et plus récemment, 2I/Borisov dont on a beaucoup entendu parler.

La photo d'un astéroïde voyageant à travers l'espace

Crédits Pixabay

La détection de ces visiteurs interstellaire est ainsi devenue d’une importance capitale. À cet effet, la NASA et une équipe du MIT menée par Richard Linares se penchent actuellement sur un projet qui va permettre de détecter ces objets, par le biais d’un nouveau type de satellites baptisés statites (abréviation de « satellites statiques »), capables de se mouvoir et se remettre en place grâce à la lumière solaire.

Des satellites spécialisés serviront de sentinelles dans l’espace

Pour mieux surveiller ce qui se passe aux abords du système solaire, et en quelque sorte être aux aguets des mouvements objets interstellaires qui nous menacent, la NASA veut ainsi mettre au point un grand projet de surveillance spatiale avec les « statites ».

Le plan consistera, à terme, à envoyer des satellites qui seront alors chacun assigné à un point défini pour surveiller les alentours. Une fois qu’un visiteur interstellaire est détecté, le système va lancer un cubesat, un mini-satellite en forme de cube capable de se mettre en mouvement et de se calquer sur l’orbite de l’objet interstellaire identifié pour le survoler ou pour l’intercepter.

Linares a déclaré que « l’observation [et la détection] des ISO depuis la Terre présente de nombreux défis fondamentaux ». De plus, « ils voyagent si vite qu’il est difficile de se rapprocher et de lancer une mission depuis la Terre dans la petite fenêtre d’opportunité que nous avons avant qu’elle ne se ferme ».

Les premières phases de ce projet devraient être bouclées cette année

Cela étant, l’envergure dudit projet nécessite de nombreuses études préalables sur lesquelles les chercheurs sont actuellement en train de se pencher, par exemple pour ce qui est des « technologies de propulsion actuelles » qui sont un facteur limitant, selon Richard Linares.

Justement, la première phase de ces études concerne la faisabilité du projet, et à cet effet, Linares et son équipe du MIT ont ainsi reçu un financement de la part de la NASA à travers le programme NIAC (NASA Innovative Advanced Concepts).

Le lancement de la 2e et 3e phase de ces études nécessitera encore le financement et l’approbation de la NIAC, et selon les informations indiquées sur le site de la NASA, cela aura lieu cette année même.

On devrait donc ne pas patienter trop longtemps pour connaître la suite de cette histoire.