La NASA veut toujours retourner sur la Lune en 2024

Pour la première fois depuis Apollo 11, la NASA reste déterminée à renvoyer ses astronautes sur la Lune, plus précisément sur le pôle Sud lunaire. Qui plus est, ce sera la première mission lunaire incluant une femme à bord. L’alunissage est prévu en 2024, mais pour tenir l’échéance, il faudrait déjà que le Congrès accepte de financer entièrement le projet. En totalité, le coût devrait avoisiner les 28 milliards de dollars.

Des leaders de l’industrie aérospatiale américaine telles que SpaceX, Blue Origin et Lockheed Martin participent au programme, dénommé Artemis. Lundi dernier, les responsables de la NASA ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils ont dévoilé le plan détaillé de ce fameux voyage vers le satellite de la Terre.

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L’aboutissement du programme Artemis est d’une importance capitale pour la réalisation d’un prochain objectif plus ambitieux. En effet, l’agence américaine compte envoyer un équipage sur la planète Mars dans les années 2030.

La première capsule Orion est presque terminée

Les ingénieurs ont pratiquement terminé la conception de la première capsule du vaisseau Orion. Ils travaillent maintenant sur le premier étage du nouveau propulseur SLS (système de lancement spatial) afin de pouvoir tester le moteur principal en octobre. Rappelons que la NASA avait fait appel au secteur privé pour fournir les alunisseurs. Elle possède néanmoins la majorité des équipements principaux, notamment la capsule Orion et la méga fusée SLS.

Il convient de noter que l’agence a également envisagé de construire une station spatiale en orbite autour de la Lune dans le cadre d’Artemis. Baptisée Gateway, cette petite station faciliterait l’atterrissage de l’équipage et pourrait être programmée en fonction de leurs besoins.

Pour rappel, la NASA a entamé le programme Artemis depuis que le président des États-Unis, Donald Trump, a sollicité le retour des astronautes américains sur le sol lunaire, en décembre 2017. L’idée du voyage vers Mars lui revient également. Jusqu’ici, le projet semble être sur la bonne voie. Le vaisseau devrait être prêt pour un vol d’essai non piloté vers la fin de l’année prochaine.

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Le Congrès approuvera-t-il le financement ?

Le Congrès devrait statuer sur une nouvelle de loi budgétaire, comprenant le financement du programme Artemis. Dans le cadre des élections générales, la Chambre des représentants sera bientôt renouvelée à partir du 3 novembre.

Le montant des dépenses est estimé à environ 28 milliards de dollars, dont 16,2 milliards pour les nouveaux atterrisseurs, 7,6 milliards pour les fusées SLS et 3,2 milliards pour l’alunisseur. Jusqu’ici, la Chambre n’a accordé que 628 millions de dollars pour le développement des atterrisseurs.

L’administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, a fait part de son optimisme quant à l’obtention du vote du Sénat. « Nous sommes exceptionnellement reconnaissants à la Chambre des représentants, qui a déterminé de manière bipartite que le financement d’un système d’atterrissage humain est important. Et c’est ce que représentent ces 600 millions de dollars, » a-t-il déclaré.

D’après le document, l’expédition se ferait en trois phases. Dans un premier temps, l’agence prévoit un vol d’essai piloté à distance à la fin de l’année 2021. Un vol d’essai de 10 jours avec équipage autour de la Lune s’ensuivrait en 2023. Le vol SLS-Orion avec équipage à destination du satellite terrestre constituerait la dernière étape (Artemis 3) prévue en 2024.

Une fois que le budget sera complet, la phase 1 pourra débuter. « Il est d’une importance capitale que nous obtenions ces 3,2 milliards de dollars. Et je pense que si nous pouvons le faire avant Noël, nous sommes toujours en bonne voie pour un alunissage en 2024. Si nous allons au-delà de mars, et que nous n’avons toujours pas le système d’atterrissage humain financé, cela devient de plus en plus difficile », a affirmé Jim Bridenstine.

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