La NASA veut utiliser un ballon de la taille d’un terrain de foot pour placer un satellite en orbite

Dans le cadre de sa nouvelle mission ASTHROS (Astrophysics Stratospheric Telescope for High Spectral Resolution Observations at submillimeter-wavelengths), la NASA compte déployer un ballon stratosphérique de 150 mètres de large, équipé d’un télescope à infrarouge, qui aura pour but d’étudier la rétroaction stellaire. Ce ballon de la taille d’un terrain de foot sera placé à 40 kilomètres d’altitude, au-dessus de l’Antarctique.

Il transportera un télescope de 2,5 mètres qui est doté de plusieurs instruments capables d’observer les lumières infrarouges, invisibles à l’œil nu. Afin de préserver l’intégrité de ce télescope en haute altitude, la NASA l’a équipée d’un refroidisseur cryogénique qui lui permettra de maintenir ses détecteurs à une température de -451,3°F, soit -232 °C.

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Si tout se passe comme prévu, la mission ASTHROS prendra son envol à l’horizon 2023.

Une mission qui permettra à la NASA de faire des économies

La mission ASTHROS présente de nombreux avantages pour la NASA.

En optant pour l’utilisation d’un ballon pour transporter son télescope, l’agence spatiale américaine fait de grandes économies en cette période de crise qui a suivi la pandémie de Coronavirus. Qui plus est, la conception de ce genre de ballon est plus facile. Cela représente un gain de temps considérable pour la NASA.

Néanmoins, la réalisation de ce genre de mission comporte toujours des risques, comme le fait remarquer Jose Siles, ingénieur du Jet Propulsion Laboratory :

« Les missions de ce type sont plus risquées que les missions spatiales, mais elles rapportent des récompenses élevées à un coût modeste. »

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ASTHROS tentera de percer le secret des étoiles

ASTHROS devra notamment observer les étoiles nouvellement formées au sein de la nébuleuse de la Carène. Pendant trois à quatre semaines, le télescope étudiera quatre cibles précises, dont l’étoile TW Hydrae.

Sa mission consistera à mesurer la présence d’ions d’azotes qui peuvent « révéler des endroits où les vents d’étoiles massives et les explosions de supernova ont remodelé les nuages de gaz dans ces régions de formation d’étoiles. » La réussite d’ASTHROS permettra à la NASA de se préparer à la réalisation de ses futures missions.

« Avec ASTHROS, nous visons à faire des observations astrophysiques qui n’ont jamais essayé de faire auparavant. La mission ouvrira la voie à de futures missions spatiales en testant de nouvelles technologies et en formant la prochaine génération d’ingénieurs et de scientifiques » a expliqué Jose Siles.

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