La Norvège va tester la livraison de lettres et de colis par un robot

Nous vivons dans un monde où les lettres sont devenues complètement obsolètes. Les gens préfèrent s’appeler, s’envoyer des mails ou bien discuter en vidéoconférence. Quant à l’envoi de colis, de plus en plus de sociétés s’appuient également sur la technologie pour assurer la livraison.

C’est notamment le cas du géant américain Amazon qui teste la livraison par drone depuis plusieurs années.

En Norvège, les habitants sont encore nombreux à s’envoyer des lettres. C’est ainsi que Posten-Norge, le service postal du pays, a décidé de moderniser sa méthode de livraison. En collaboration avec la société d’automatisation Buddy Mobility, Posten-Norge va utiliser des robots pour livrer le courrier.

Le duo va commencer par tester un robot dans la petite ville de Kongsberg avant de le déployer dans plusieurs autres localités en Norvège si le succès sera au rendez-vous.

Une grande boite aux lettres sur roues

Le « robot facteur » utilisé par Posten-Norge et fourni par Buddy Mobility prendra la forme d’une espèce de grande boite aux lettres sur roues. L’appareil est capable de parcourir environ six kilomètres de distance, ce qui devrait lui permettre de livrer quotidiennement une centaine de lettres et de colis.

Pour aller plus vite, le robot ne livrera pas le courrier en frappant de porte en porte. Il sera plutôt lié à une application qui envoie une notification aux destinataires. Ces derniers n’auront qu’à sortir dans la rue pour récupérer leurs lettres ou leurs colis. Le robot est composé de plusieurs tiroirs verrouillés qui sont liés chacun à une notification personnalisée que seul le propriétaire de la lettre connait.

Une fois tous les paquets livrés, le robot facteur de Posten-Norge retourne au centre de distribution le plus proche pour faire à nouveau le plein de lettres et de colis.

Bientôt plus de facteurs dans nos rues ?

Sur son site web, Buddy Mobility affirme qu’en utilisant son robot, Posten-Norge pourra « réaliser des économies de coûts d’exploitation afin de compenser les pertes de revenus dues à la diminution considérable des volumes de courrier. » La start-up estime également que « Le robot offre de nouvelles sources de revenus autour de la livraison de colis. »

On se pose alors la question : le robot va-t-il remplacer le facteur dans un futur proche ? Il semblerait bien que oui quand on constate que la Norvège n’est pas le seul à se laisser tenter par l’utilisation de machines pour livrer les colis des clients. C’est également le cas de l’Allemagne dont le service postal Deutsche Post est en train de tester un robot-facteur baptisé PostBot.