La nouvelle Ministre déléguée chargée de l’Egalité hommes et femmes condamne l’affaire Ubisoft

Ubisoft fait beaucoup parler de lui dernièrement. Et ce n’est pas pour ses jeux, comme la récente annonce de Far Cry 6 qui signerait le retour de Vaas Montenegro, mais bien la culture de l’entreprise épinglée par des enquêtes menées par Numerama et Libération. Des enquêtes dans lesquelles les internautes ont pu découvrir un climat toxique, dans lequel le harcèlement est légion et des hauts gradés usant de leurs pouvoirs pour exercer des pressions sur les employés. Une bien mauvaise publicité pour Ubisoft alors que son PDG a annoncé prendre de nouvelles mesures pour enrayer le phénomène.

Et sur Twitter, Elisabeth Monero, nouvelle Ministre déléguée, chargée de l’Egalité hommes et femmes, est revenu sur cette affaire d’ampleur mondiale.

Crédit : Ubisoft

La ministre condamne Ubisoft pour ces agissements mis en lumière.

L’affaire Ubisoft remonte jusqu’au gouvernement français

Après l’énorme scandale qui touche Ubisoft, un énorme remaniement a lieu. Serge Hascoïet, Chief Creative Officer de l’entreprise, employé depuis 1988, a démissionné. Une décision que l’on imagine encouragée par la hiérarchie. Mais ce n’est pas tout puisque Cécile Cornet, à la tête des ressources humaines, a également démissionné. Yannis Mallat, qui dirige les studios canadiens, a pris cette décision à son tour.

Ce sont des dizaines d’employés, ou ex-employés témoignant non-anonymement, qui ont dénoncé la culture toxique au sein d’Ubisoft. Entre harcèlements, agressions sexuelles, Maxime Beland et Tommy François, visés par ces accusations, ont été mis à pied alors que des enquêtes internes ont été lancées par Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft.

Une affaire révélée notamment par Libération qui a pris une telle ampleur que Elisabeth Monero, en fonction depuis peu en tant que Ministre déléguée chargée de l’Egalité hommes et femmes, a décidé de réagir sur Twitter :

Je suis indignée par la culture du harcèlement que font régner certains dirigeants d’Ubisoft. J’ai toujours été extrêmement sensible à ces questions au sein des entreprises où j’ai travaillé et, en tant que ministre, j’y veillerai à chaque instant. L’impunité doit cesser !

Une nouvelle preuve que l’affaire Ubisoft fait grand bruit. Lors de la conférence du studio, tenu le 12 juillet dernier, plusieurs journalistes et influenceurs avaient décidé de ne pas couvrir l’événement en solidarité avec les victimes.

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