La Nouvelle-Zélande se fera sa propre idée de la dangerosité des équipements de Huawei

Le lundi 18 février 2019, la Première ministre Jacinda Ardern a annoncé que la Nouvelle-Zélande évaluera de manière indépendante les risques liés à l’utilisation des équipements de réseaux 5G de Huawei.

Cette annonce fait suite à un rapport récemment paru qui avait suggéré que le gouvernement britannique allait utiliser les réseaux de Huawei, tout en prenant quelques précautions.

En effet, Huawei fait présentement l’objet d’une surveillance mondiale à cause des allégations propagées par les États-Unis selon lesquelles les équipements de Huawei représentent une menace pour la sécurité nationale des pays dans lesquels ils sont utilisés en raison du fait que le gouvernement chinois s’en sert pour faire de l’espionnage.

Huawei est pourtant le plus grand producteur mondial actuel d’équipements en télécommunications. Jusqu’à présent, aucune preuve n’est venue alimenter ces suspicions et l’entreprise de télécommunications a nié à plusieurs reprises ces accusations qui, pourtant, ont amené plusieurs pays occidentaux à éloigner Huawei de leurs marchés.

Le Royaume-Uni décide de faire affaire avec Huawei

Malgré tout, le Financial Times a rapporté le dimanche 17 février 2019 que le Royaume-Uni a décidé d’accorder le bénéfice du doute à Huawei et a déclaré que les risques pouvaient être atténués.

Cette décision du Royaume-Uni a un grand impact sur les autres pays et dirigeants européens qui pourraient décider de suivre son exemple.

Pour rappel, les services de renseignement de la Nouvelle-Zélande ont rejeté une première demande du fournisseur de services de télécommunications, Spark, d’utiliser les équipements 5G de Huawei en novembre 2018. À cette époque, le Bureau de la sécurité des communications du gouvernement (GCSB) a proposé à Spark de chercher des solutions pour que les équipements Huawei ne représentent pas une menace d’envergure pour la sécurité nationale.

La Nouvelle-Zélande est libre de se forger sa propre opinion sur Huawei

Par ailleurs, la Première ministre a déclaré que la Nouvelle-Zélande procèderait elle-même à l’évaluation des risques liés à l’utilisation des équipements de Huawei. Elle ajoute qu’elle s’attend « à ce que le GCSB applique sa législation et ses propres évaluations de sécurité ».

Il faut noter que la Nouvelle-Zélande fait partie du réseau de partage de renseignements Five Eyes dans lequel se trouvent également le Royaume-Uni et les États-Unis.

Consciente de cette situation, la Première ministre tient à souligner que même si Five Eyes se partage des informations, la Nouvelle-Zélande est libre de prendre ses propres décisions en toute indépendance.

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