La pandémie de coronavirus, c’est aussi moins de pollution atmosphérique

Au fur et à mesure que le coronavirus s’étend à travers le monde, la pollution est réduite et notre atmosphère se purifie. Heureusement car, afin de contrôler la propagation du virus, des mesures concernant les voyages, le trafic ainsi que le travail ont été prises.

Ainsi, une nette réduction de l’émission de  gaz polluants a été constatée par des spécialistes de la pollution atmosphérique et cette diminution de l’émission de polluants a surtout été constatée en Chine et en Italie.

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Avec les mesures de confinement et la fermeture des usines, la quantité de GES, qui sont des polluants atmosphériques majeurs, a clairement été réduite, notamment en ce qui concerne le dioxyde d’azote (NO2).

La pandémie de Covid-19 ne fait pas que des dégâts

Équipé de l’instrument TROPOMI (TROPOspheric Monitoring Instrument), le satellite Copernicus Sentinel-5P peut observer la Terre depuis l’espace et fournir des données concernant l’état de l’atmosphère. Le CAMS (Copernicus Atmosphere Monitoring Service) a par la suite été en mesure de rapporter une baisse significative de polluants présents dans l’atmosphère, depuis la période de propagation du coronavirus sur la planète.

Sur toute la Chine, une réduction du taux de particules fines, allant jusqu’à 30 %, a pu être observée entre le 20 décembre 2019 et le 16 mars 2020.

Cependant, même après une remarquable réduction depuis la fin du mois de janvier, le taux d’émission de dioxyde d’azote commence actuellement à augmenter.

Selon le directeur des programmes d’observation de la Terre à l’ESA, Josef Aschbacher, les données fournies par Sentinel-5P concernant les mesures de dioxyde d’azote sont actuellement les plus détaillées. Aschbacher souligne également l’utilité des satellites afin de suivre minutieusement l’état de l’atmosphère de la Terre.

L’arrêt des usines et du trafic n’a été que bénéfique pour notre atmosphère

Le trafic et les émissions des usines sont les principaux émetteurs de dioxyde d’azote. De ce fait, l’arrêt des activités industrielles et du trafic en Chine et en Italie suite à la pandémie de coronavirus COV-2019 a été bénéfique à l’atmosphère, donc à notre planète, selon ces spécialistes.

Pour autant, selon le directeur de la mission Copernicus Sentinel-5P de l’ESA, Claus Zehner, ces estimations sont approximatives et une analyse scientifique plus détaillée est en cours afin de pouvoir offrir plus de précisions et de résultats quantifiés. Selon ce dernier, les résultats devront être communiqués dans les semaines ou les mois à venir.

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