La pandémie de COVID-19 c’est aussi moins de bruits dans les océans, et c’est tant mieux pour la faune marine

Tandis que la pandémie COVID-19 impacte négativement l’économie mondiale, notre chère planète s’en porte nettement mieux, plus particulièrement pour ce qui est de la faune marine, à en croire les résultats d’une récente étude menée au Canada.

Grâce à l’Oceans Network Canada, les chercheurs de l’Université de Victoria ont pu mesurer le niveau de bruits dans la partie nord-ouest de l’océan Pacifique et dans la mer des Salish, par le biais d’observatoires océaniques câblés, NEPTUNE et VENUS.

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Les résultats de cette étude à laquelle ont participé David Barclay, spécialiste en océanographie, ainsi que son équipe, ont été publiés dans The Journal of the Acoustical Society of America. Et apparemment, ils ont constaté une réduction conséquente des bruits à basse fréquence dans les océans, à 300 km au large de la côte ouest de l’île de Vancouver (Canada).

Récolter des données aussi précises ne fut pas faisable auparavant

La pandémie actuelle a ainsi offert aux scientifiques une opportunité pour collecter des données bien précises, chose qui n’aurait pas été possible en temps normal.

Grâce à des hydrophones, tout a pu, en effet, être mesuré en temps réel, allant des bruits marins à la puissance des tempêtes hivernales. Même la présence des orques a pu être détectée.

À l’ouest de l’île de Vancouver, une baisse de 16 % de la puissance sonore, soit une baisse de 1,5 dB, par rapport à l’année précédente, a pu être rapportée entre janvier et avril 2020. En avril 2020, une réduction de plus de 5 décibels des bruits de moteurs et de systèmes de propulsion des bateaux a été rapportée, dans le détroit de Géorgie.

Une diminution plus importante est encore envisageable au cours de cette année, si les choses continuent ainsi, disent les chercheurs. Un mal pour un bien, car cette pandémie de COVID-19 est une occasion unique, permettant de minutieusement récolter ce type de données.

Un océan calme est plus bénéfique à la faune marine

Une étude antérieure, datant de 2012, a révélé que les bruits impactent négativement le niveau de stress des baleines noires de l’Atlantique. En effet, moins il y a de bruit dans l’océan, plus ces dernières se porteraient mieux.

Mais les bruits n’affectent pas que le niveau de stress des animaux marins. Le professeur Barclay précise que pour les mammifères marins, l’ouïe équivaut à la vue. Donc, moins de bruit leur permet de mieux chasser, de mieux s’orienter et de se reproduire plus facilement.

Et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.