La “plasticose”, ou cette maladie provoquée par les microplastiques chez des oiseaux

Le plastique fait aujourd’hui partie des polluants les plus courants. On retrouve les déchets plastiques partout, que ce soit dans les fosses océaniques les plus profondes, aux sommets des montagnes, en Arctique ou encore en Antarctique. La propagation de ce produit dans l’environnement a cependant de nombreux impacts négatifs sur la faune en général.   

Récemment, des scientifiques du Natural History Museum de Londres ont découvert que le plastique provoquait une maladie appelée « plasticose » chez une espèce d’oiseau de mer connue sous le nom de « puffin à pieds pâles ». Des études antérieures avaient déjà montré que cette espèce figurait parmi les oiseaux les plus contaminés par le plastique dans le monde.

Microplastiques
Crédits 123RF.com

La plasticose a été décrite à partir des symptômes des puffins que les scientifiques ont jugés particulièrement cohérents.

La manifestation de la plasticose

Le nom plasticose a été tiré des autres maladies fibrotiques similaires telles que la silicose et l’asbestose. Ces dernières sont également causées par des matériaux inorganiques. La plasticose se produit lorsque l’oiseau avale de minuscules éclats de plastique qui vont par la suite se loger dans son tube digestif. Cela provoque une inflammation chronique et l’apparition de cicatrices à l’origine de nombreux autres problèmes de santé.

Au cours de leur étude, les chercheurs ont découvert que le proventricule ou la première chambre de l’estomac des puffins à pieds pâles présente une inflammation et se cicatrise suite à l’exposition aux microplastiques. Il se dégrade au fil du temps et cela affecte les glandes qui sécrètent les composés digestifs. La capacité d’absorption des vitamines est alors impactée, rendant l’oiseau plus vulnérable aux infections et aux parasites.

Des risques pour les autres espèces d’oiseau ?

Les chercheurs ont remarqué des cas extrêmes où les oiseaux mourraient de faim car leur estomac était rempli de plastiques impossibles à digérer. Pour les survivants, la plasticose semblait affecter leur croissance. De grandes quantités de plastiques étaient associées à un poids inférieur à la normale et à des ailes plus courtes.

Pour le moment, la plasticose a été enregistrée uniquement chez les puffins à pieds pâles. Les auteurs de l’étude pensent toutefois qu’il est probable que la maladie touche d’autres espèces. Il est aussi possible qu’elle engendre des cicatrices dans d’autres parties du corps des oiseaux.

Les résultats de la recherche ont été publiés dans la revue Journal of Hazardous Materials.

SOURCE: New Atlas

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