La Plateforme : le réalisateur revient sur la fin du film

La Plateforme a fait ses débuts le 20 mars 2020 sur Netflix. Ce thriller espagnol a rencontré un succès inattendu et n’a laissé personne indifférent. Ce long-métrage met en scène la vie de prisonniers qui vivent dans une tour-prison baptisée « La Fosse. »

Goreng, le personnage principal incarné par l’acteur Ivan Massagué, y est incarcéré et découvre grâce à son codétenu Trimagasi, interprété par Zorion Eguileor, que la distribution de nourriture dans cette prison se fait grâce à une plateforme qui se déplace de haut en bas en favorisant les premiers servis.

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Les spectateurs n’ont eu aucun mal à se plonger dans le sombre univers de La Plateforme. Toutefois, certains d’entre eux sont restés dans l’incompréhension à la fin du film. Le réalisateur Galder Gaztelu-Urrutia, à qui on doit La Plateforme, nous aide à y voir un peu plus clair.

Retour sur la fin de La Plateforme

Si vous n’avez pas encore vu La Plateforme, nous vous conseillons d’arrêter votre lecture si vous ne souhaitez pas vous faire spoiler ! Dans le film, Goreng tentera de survivre au sein de La Fosse et aspire à des conditions de vie meilleures.

A la fin, lorsque la plateforme qui distribue les repas atteint le niveau 333, Goreng et Baharat, incarné par Emilio Buale Coka, en descendent pour nourrir une petite fille avec une panna cotta. Cette fin a soulevé de nombreuses questions et a fait l’objet de plusieurs interprétations.

Le réalisateur nous livre sa propre interprétation du film

Galder Gaztelu-Urrutia est resté évasif en répondant à certaines des questions posées par le site Collider. Par exemple, lorsqu’on lui demande si la petite fille découverte par Goreng et Baharat est celle de Miharu, un personnage interprété par Alexandra Masangkay, ce dernier répond : « Je le sais, mais je ne vais pas le dire… »

Pourtant, dans une autre interview accordée à Digital Spy, ce dernier a livré sa propre interprétation du final : « Pour moi, le dernier niveau n’existe pas. Goreng est mort avant de l’avoir atteint et il s’agit juste de la représentation qu’il en avait et ce qu’il croyait qu’il fallait faire. »

D’après lui, son film n’est pas « une critique sociale, mais une auto-critique sociale. Le film aspire seulement à mettre en lumière une situation, pas à endoctriner ou à sermonner qui que ce soit. »

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