La plus grande quantité d’ondes gravitationnelles découverte

Alors que l’histoire de l’univers et de son évolution fait encore l’objet de plusieurs hypothèses, une découverte exceptionnelle vient de marquer le début d’une nouvelle ère. Un groupe de scientifiques australiens a trouvé une quantité impressionnante d’ondes gravitationnelles, le plus important ayant été enregistré jusqu’ici. Une prouesse considérée comme un grand pas vers la compréhension de l’histoire de l’univers.

Des ondes gravitationnelles

Le 14 septembre 2015, l’observatoire américain LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) a capté les premières ondes gravitationnelles avec l’aide d’une équipe européenne pour l’analyse des données. Cette découverte confirme une des pensées d’Albert Einstein.

Le physicien avait évoqué, il y a plus d’un siècle, des propriétés des ondes gravitationnelles dans sa théorie de la relativité générale.

Le début d’une nouvelle ère astronomique ?

La détection de ces ondes est intervenue après la collision de paires de trous noirs et d’étoiles à neutrons.

Les résultats de ces travaux pourraient être la clé de voûte aux multiples questionnements sur l’origine et l’évolution de l’univers. La découverte pourrait contribuer à résoudre des questions longtemps restées en suspens, notamment sur les éléments constitutifs de la matière et le fonctionnement de l’espace et du temps.

« L’examen des masses et des rotations des trous noirs dans ces systèmes binaires indique comment ces systèmes se sont assemblés. »

Susan Scott, du Centre universitaire national australien d’astrophysique gravitationnelle

L’enregistrement de ces oscillations cosmiques marque, selon plusieurs chercheurs, le début d’une nouvelle ère astronomique.

Une volonté globale de participer au projet

Cette prouesse astronomique a été rendue possible grâce à la collaboration entre l’équipe américaine et le groupe européen. En effet, les détecteurs LIGO (dont l’un à Livingston, en Louisiane, et l’autre à Hanford, à Washington) ont repéré les ondes gravitationnelles avec l’aide de l’instrument scientifique géant Virgo, situé en Italie, à Santo Stefano, à Macerata.

Ce qui est certain, c’est que l’enthousiasme est énorme au sein de la communauté astronomique suite à cette trouvaille. Ces résultats viendront en effet en susciter d’autres qui permettront d’avancer plus rapidement sur l’élucidation de ces mystères.

L’on peut d’ailleurs constater une volonté globale et inclusive des chercheurs du monde entier à participer au projet. L’initiative des Japonais qui rejoignent l’équipe internationale grâce à leur détecteur KAGRA illustre parfaitement la tendance.