La plus vieille forêt connue n’était pas du tout comme nous le pensions

Il y a quelque temps, des chercheurs ont réussi à identifier la plus vieille forêt connue à ce jour. Elle se situe dans la ville de Cairo, à New York, et elle est âgée de plus de 385 millions d’années. La découverte de cette forêt a pu se faire grâce à la détection d’une large toile fossilisée située dans cette région.

En analysant cette toile, les chercheurs ont trouvé quelque chose de très intéressant. Selon eux, la forêt qui se trouvait sur place aurait hébergé au moins trois des plus anciens arbres primitifs. Cette découverte a fait l’objet d’une étude publiée dans la revue PLOS One. Et ce qu’elle nous apprend est très intéressant.

Une photo de la forêt sibérienne enneigée
Image par Анатолий Стафичук de Pixabay

Les auteurs de cette étude nous révèlent que la plus vieille forêt connue n’était pas du tout comme nous le pensions.

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Au cœur d’une forêt primitive

Les chercheurs ont réussi à faire une reconstruction de cette forêt en se basant sur la toile fossilisée trouvée sur place. Grâce à cela, ils ont notamment pu identifier une partie des arbres qui la constituaient. Dans un premier temps, ils ont conclu à la présence de Cladoxilopsida, également connus sous le nom de Cladoxilopsides.

Ces arbres préhistoriques sont de proches parents des fougères et des prêles modernes. Elles peuvent atteindre jusqu’à 10 mètres de haut. Le deuxième type d’arbre entre dans la catégorie des Archaeopteris et ressemble aux pins. Enfin, les experts ont identifié un arbre du nom d’Eospermatopteris. C’est un arbre primitif aux airs de palmier.

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Des résultats surprenants

Au moment de la découverte de la toile fossilisée, les chercheurs ont fait une coupe transversale de la région dans laquelle elle se trouvait. Ils ont alors déduit que les arbres qui se trouvaient sur place devaient être assez larges et âgés. D’autre part, ils pensaient qu’elles n’étaient pas entassées de manière dense, mais plutôt dispersées dans une plaine.

Une étude plus approfondie du site a permis aux chercheurs d’obtenir des résultats surprenants. Le long de la rivière Catskill, ils ont trouvé des traces d’arbres primitifs (Eospermatopteris) qui ne pouvaient normalement survivre que dans les marécages ou les deltas fluviaux. Cependant, ils se sont rendu compte que certains d’entre eux ont continué à prospérer dans les régions semi-arides de Cairo.

Enfin, les chercheurs ont trouvé des traces de systèmes racinaires profonds provenant de plantes éteintes sur place.

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