La police néerlandaise opte pour des aigles chasseurs de drones

Les drones se sont considérablement démocratisés ces dernières années. La plupart des gens les utilisent comme des appareils de loisirs, mais certaines personnes en font une utilisation malveillante. Face à la situation, la plupart des nations ont adopté des lois afin d’encadrer la pratique. La police néerlandaise a opté pour sa part pour une solution bien plus originale : le dressage de rapaces.

Elle entraîne en effet depuis plusieurs mois des aigles royaux afin d’intervenir en cas de problème. C’est la première fois dans l’histoire que cet animal est utilisé pour neutraliser un drone.

Aigles drones

Quoi de mieux qu’un aigle pour attraper un drone menaçant ?

Sa mission est assez simple. Lorsqu’un drone jugé dangereux est détecté, un policier envoie son aigle sur place.

Des aigles royaux pour capturer des drones dangereux

L’animal commence par observer le drone puisqu’il fond sur lui pour le capturer, comme il le ferait pour n’importe quelle proie. Il emmène ensuite l’appareil dans un lieu défini au préalable et il le dépose à l’endroit adéquat.

Il s’agit d’une “solution low-tech pour résoudre un problème high-tech”, selon Dennis Janus, le porte-parole de la police néerlandaise.

Une démonstration a été récemment organisée par la police néerlandaise dans le sud du pays, sur un terrain d’une académie de police. Elle a démontré la fiabilité de cette nouvelle méthode quelque peut insolite.

Les oiseaux proviennent d’une société spécialisée de l’ouest des Pays-Bas, Guard From Above. Ils interviendront le plus souvent lors d’événements très particuliers, comme la visite d’un chef d’État ou des cérémonies officielles. Véritables gardiens du ciel, ils auront pour mission de surveiller l’espace aérien et de s’assurer que des drones ne pénètrent pas sur une zone interdite.

L’armée française est séduite par le concept

L’aigle royal se prête particulièrement bien à ce type de mission. Ce prédateur est très habile dans le ciel et il est capable de repérer des proies à des centaines de mètres à la ronde. Cette initiative a cependant soulevé des protestations chez les défenseurs des animaux.

Certaines estiment en effet que ces animaux courent un risque. D’autres évoquent même de la maltraitance. Face à ces attaques, Dennis Janus a répondu qu’ils n’avaient jamais eu à déplorer la mort d’un animal.

De son côté, l’armée française s’intéresse aussi à cette solution. Jean Christophe Zimmermann, Général de division aérienne, soutient que cette stratégie est bien plus précise et sécurisée que l’utilisation d’armes. Selon ses propos, c’est surtout les retombées des débris qui ne sont pas maîtrisables.

L’armée de l’air française a déjà effectué des séries de tests sur quatre espèces d’aigles. Elle prévoit de déployer ces chasseurs au plus tard en 2018. Ces derniers seraient, cette fois-ci, équipés d’un traceur GPS et d’une caméra. Ces dispositifs serviraient à filmer le drone et à localiser le pilote.