La pollution aurait une incidence sur le taux de mortalité du Covid-19

Tandis que la pandémie de Covid-19 continue de faire des ravages dans le monde, les chercheurs se démêlent pour tenter de la stopper.

Et cela passe aussi par une meilleure compréhension du virus et des conditions dans lesquelles il devient plus dangereux. De nouvelles études suggèrent ainsi que des niveaux élevés de pollution atmosphérique pourraient augmenter le taux de mortalité du Covid-19.

La pollution d'une ville

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Un lien entre le niveau de pollution et le taux de mortalité du Covid-19

Selon le Dr Maria Neira de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les pays avec des niveaux de pollution élevés sont ceux qui semblent avoir le taux de mortalité le plus élevé du Covid-19. Un constat corroboré par une nouvelle étude américaine qui suggère que les taux de mortalité de Covid-19 augmentent d’environ 15% dans les régions les plus polluées du globe, même celles qui ont enregistré une légère augmentation des niveaux de particules fines dans l’air au cours des années précédant la pandémie.

L’étude, menée par l’Université d’Harvard, stipule que “les tendances des taux de mortalité du Covid-19 sont généralement similaires aux tendances dans les zones à forte densité de population et à forte exposition aux particules PM2.5”. Ces particules, les PM2.5 (30 fois plus petites qu’un cheveu humain), ont déjà été associées à des maladies telles que le cancer du poumon et les infections respiratoires.

La pollution, le vrai mal à craindre ?

Le lien étroit entre le niveau de pollution de l’air et le taux de mortalité du Covid-19 revient également dans une autre étude récente, de l’Université de Sienne, en Italie, et de l’Université d’Arhus, au Danemark. Elle montre qu’il existe un lien possible entre les décès par Covid-19 dans le nord de l’Italie et les niveaux élevés de pollution atmosphérique dans cette région. En effet, les taux de mortalité du Covid-19 dans les régions d’Émilie-Romagne et de Lombardie sont d’environ 12%, contre 4,5% dans le reste de l’Italie.

Toutefois, les professionnels de la santé estiment qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, d’autant plus que d’autres facteurs entrent également en ligne de compte comme la qualité des systèmes de santé, l’âge, ou encore les politiques de prévention mises en place.