Sophia Antipolis, nouveau foyer de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle s’est construit un foyer à Sophia Antipolis. Ayant valu un investissement d’un million d’euros au département des Alpes-Maritimes, il s’agit d’un projet qui n’a jamais été initié en France par le passé.

Tout est virtuel dans cette maison aménagée dans le but de faire découvrir les joyaux de l’intelligence artificielle ainsi que l’éthique qui devrait aller de pair avec. Le local qui a officiellement ouvert ses portes en mois de mars se trouve dans l’ancien siège du CNRS au 1361, route des Lucioles.

L’intelligence artificielle gagne de plus en plus de place dans la vie quotidienne. Crédits: Pixabay

Le local est constitué de trois pièces ayant des fonctions différentes, dont un laboratoire, un showroom et un training room.

Les trois pièces de la maison de l’intelligence artificielle

Le laboratoire IA a été mis en place en faveur des start-ups et des entreprises à la recherche de projets innovants. À cela s’ajoute un showroom mesurant 300 mètres carrés.

L’espace est ouvert au grand public et il donne un aperçu des innovations qu’une intelligence artificielle peut apporter dans la vie quotidienne. Des projets innovants dans le domaine de la santé, l’art, la culture et les loisirs ont de ce fait leur place dans la salle d’exposition.

La troisième pièce sera consacrée aux colloques, avec des participants issus du privé et du public. Des salariés dont les méthodes de travail vont certainement changer avec la démocratisation de l’IA. Selon Paul Sgro, directeur technique de la transformation numérique pour le département des Alpes-Maritimes, ces derniers bénéficieront des formations sur la manière de faire face aux changements imminents.

Contrairement au showroom, le training room n’est pas accessible au grand public sauf en cas de visites organisées.

Des projets innovants présentés pendant l’inauguration

Quelques projets utilisant une intelligence artificielle ont été présentés lors de la cérémonie d’ouverture officielle. Nicolas Laurent-Brouty  chef de projet mobilité au sein du département des Alpes-Maritimes a par exemple fourni des explications sur le fonctionnement du système d’analyse de flux vidéo de trafic routier de la SCIC Tetris et du département.

La technologie va principalement faciliter le dénombrement des véhicules qui passent à l’entrée d’un tunnel, que ce soit en temps réel ou en temps différé. Elle sera aussi utile pour les cyclistes grassois qui auront besoin d’obtenir des informations sur les itinéraires.

En cours de test bien avant le confinement, le service sera bientôt déployé en vue de mieux réguler l’utilisation des routes. Le data scientist Gabriel Vatin  a pour sa part présenté le service immobilier CityScan. C’est un logiciel qui établit une cartographie de la pollution de l’air dans un quartier bien défini.