La prochaine mission de ravitaillement organisée par SpaceX se fera avec Adidas

Le 2 mars 2020, SpaceX, l’agence spatiale d’Elon Musk, va lancer sa 20e mission de ravitaillement vers la Station Spatiale Internationale. En plus de transporter les fournitures nécessaires à l’ISS, la firme d’Elon Musk va aussi se charger de l’envoi des charges utiles de ses partenaires et clients.

Les charges utiles qui vont être acheminées jusqu’à l’ISS comprendront une grande extension du module européen Columbus, un organe sur puce de la start-up américaine Emulate, une expérience de la société Delta, spécialisée dans la fabrication de robinet et des capsules Boost de l’équipementier Adidas.

L'ISS flottant dans l'orbite terrestre

Crédits Pixabay

En envoyant leurs expériences à bord de l’ISS, ces entreprises espèrent pouvoir découvrir des éléments qui vont leur permettre d’améliorer leurs technologies.

Adidas veut perfectionner ses semelles

Sur son blog, Adidas a annoncé fièrement sa collaboration avec l’ISS National Lab. Grâce à ce partenariat, l’équipementier pourra envoyer sa « fameuse technologie Boost » à 408 km au-dessus de la surface terrestre. Les semelles Boost d’Adidas seront envoyées sur place pour être testées en apesanteur par les astronautes de la NASA afin de « comprendre le déplacement des capsules lors du moulage de la semelle dans des conditions de microgravité. »

A travers cette expérience, le fabricant veut « confirmer une théorie scientifique qui nous permettrait d’optimiser les performances et le confort qu’offrent [ses] chaussures. »

Sur son blog, Adidas a expliqué que les capsules Boost seront injectées dans la cavité d’une semelle. Une caméra haute vitesse se chargera d’enregistrer tous leurs déplacements, leurs interactions et leur positionnement au sein du moulage transparent.

Delta et Emulate ne sont pas en reste

De son côté, Delta compte sur cette mission pour en apprendre davantage sur la formation des gouttelettes d’eau afin de créer des douches plus efficaces. Pour sa part Emulate, une start-up américaine, réputée pour la commercialisation de la technologie des micropuces « Organs-on-Chips, » va envoyer un tissu intestinal sur une puce.

A travers cette mission, la start-up veut découvrir « comment la microgravité et d’autres facteurs de stress potentiels liés aux voyages dans l’espace affectent les cellules immunitaires intestinales et la sensibilité aux infections. »

Néanmoins, la plus grande charge utile de cette mission de ravitaillement reste certainement Bartolomeo, une nouvelle plateforme extérieure qui s’attachera au module européen Columbus.

Mots-clés adidasiss