La République centrafricaine (RCA) a adopté le Bitcoin comme monnaie nationale

Après qu’El Salvador a adopté les cryptomonnaies en 2021, c’est au tour de la République centrafricaine (RCA) de faire du Bitcoin sa monnaie nationale. Selon Reuters et BBC News, le gouvernement centrafricain a adopté un projet de loi visant à introduire le Bitcoin comme monnaie commune, et le Congrès a voté à l’unanimité, même si l’ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguele s’est opposé à ce projet de loi.

Le bureau du président Faustin-Archanget Tuadera a déclaré que cette décision « améliore la situation des citoyens centrafricains » et a classé la RCA comme « l’un des pays les plus audacieux et plus visionnaires au monde ». Bien que certains analystes géopolitiques et experts financiers soient confus par les raisons de cette décision.

Bitcoin

La RCA prévoit-elle de quitter le système économique français ?

La République centrafricaine figure sur la liste de l’un des pays les plus pauvres du monde. Mais, c’est un pays enclavé riche en ressources telles que l’or et l’uranium. La guerre civile depuis 2012 a dévasté le pays et seuls 11 % des 4,8 millions d’habitants ont accès à Internet. En outre, le cabinet d’avocats Baker McKenziea a souligné que la RCA est l’un des six États africains utilisant le franc CFA d’Afrique centrale, une « monnaie locale adossée à la France et fixée à l’euro ».

Cela amène certaines personnes à suggérer que l’adoption du Bitcoin par la RCA est une manœuvre pour écarter le franc CFA et de blâmer l’ancien dirigeant colonial du pays, la France. D’ailleurs, dans sa déclaration, Chris Maurice, le PDG de l’échange de cryptomonnaies Yellow Card, disait qu’il s’agit d’un « gros doigt d’honneur pour le système économique français ».

La décision du RCA serait-elle liée à l’invasion russe de l’Ukraine ?

En effet, certains disent que cette décision pourrait être liée aux relations étroites de la RCA avec la Russie. Car la République centrafricaine est l’un des rares pays à s’être abstenu lors du vote de l’ONU condamnant l’invasion russe de l’Ukraine. De plus, le gouvernement du pays a été condamné pour avoir envoyé des mercenaires militaires pour combattre les rebelles.

Cette situation a alimenté les soupçons étant donné que les partenaires de la Russie sont confrontés à une corruption systématique et à des sanctions internationales, a déclaré Thierry Berkulon, analyste à l’Institut français des relations internationales.

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