La Russie a une dent contre les sites pirates

Ceci n’est un secret pour personne, la Russie est stricte en ce qui concerne les mesures anti-piratage et le pays le prouve une fois de plus. Désormais, le gouvernement russe ne veut plus se contenter de bloquer les sites violant les droits d’auteur ou d’interdire les VPN « non autorisés, » il veut directement procéder à la suppression des sites pirates.

En 2017, le parlement russe a voté plusieurs lois qui sont entrées en application en novembre 2017 et qui portaient notamment sur l’interdiction de l’anonymat sur internet ainsi que l’utilisation des VPN qui pourraient permettre d’accéder à des sites bloqués. Les entreprises qui enfreignaient ces règles étaient même soumises à une amende de 12 000 dollars.

Ces mesures ne semblent plus suffire à certains groupements unis au sein de l’Alliance Internationale pour la Propriété Intellectuelle (IIPA) qui estime qu’il faut encore raffermir ces lois.

Des mesures qu’il faut renforcer

Ces groupements veulent que les mesures anti-piratage appliquées en Russie aient un impact sur d’autres pays, spécialement les États-Unis.

D’après eux, ces nouvelles procédures sont uniquement destinées au piratage en ligne par des utilisateurs en Russie alors que le problème persiste. Les internautes ont en effet encore accès à des services et des sites illégaux en dehors de la Russie. C’est pour cela que le pays a adressé une lettre au bureau du représentant du commerce des États-Unis.

« Le gouvernement russe doit prendre des mesures coercitives pour cibler les sites illégaux et les services de diffusion en continu qui fonctionnent en Russie, même si les utilisateurs sont à l’étranger. Une application plus stricte est nécessaire. » a déclaré l’IIPA.

L’IIPA veut ouvrir des enquêtes

D’après l’IIPA, l’application de mesures plus strictes devrait entre autres passer par « l’ouverture d’enquête criminelle et de poursuites à l’encontre des exploitants des sites diffusant ou facilitant le téléchargement des contenus pirates comme Rapidgator, Rutracker, vKontakte et SciHub. »

Par la suite, ces enquêtes auront pour objectif de « maintenir les sites pirates en infraction et à prendre des mesures répressives contre les propriétaires et les exploitants de ces sites qui causent un préjudice important aux titulaires de droits. » En résumé, l’IIPA veut procéder à la fermeture de tous les sites pirates qui passeront dans ses filets.

L’avenir nous dira si les deux pays trouveront un commun accord pour résoudre cette situation.