La Russie serait en train de tester un drone nucléaire sous-marin

La Russie a mis au point un nouveau type de drone sous-marin capable de transporter des missiles nucléaires en toute discrétion. Les tests auraient même débuté selon le Washington Free Beacon.

Selon les informations du site, ce drone serait désigné en interne par le nom de code “Statut-6”. Les services de renseignement américains utiliseraient cependant un autre terme pour le décrire : Kanyon. Relativement compact, l’appareil mesurerait quelques mètres de long et il ressemblerait à une simple torpille.

Drone sous-marin

La Russie aurait testé un drone sous marin le mois dernier.

Malgré son faible encombrement, Statut-6 serait capable de transporter des ogives nucléaires pouvant atteindre une puissance d’une mégatonne.

Un drone sous-marin capable de transporter des bombes nucléaires

Histoire de mettre ce chiffre en perceptive, il est important de rappeler que Little Boy, la bombe lancée sur Hiroshima à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, offrait une puissance d’environ 15 kilotonnes, soit de 0,015 mégatonne. Fat Man, la bombe qui a réduit en cendres Nagasaki, a délivré pour sa part une puissance de 22 kilotonnes.

Pour l’instant, la bombe la plus puissante développée par les industries nucléaires est Tsar Bomba, avec ses 57 mégatonnes. Conçue par l’Union Soviétique, elle avait été testée au début des années 60 dans l’archipel de la Nouvelle-Zemble, un territoire russe situé dans l’Arctique.

Ce ne serait évidemment pas le seul atout de ce drone. En raison de sa petite taille, il serait en effet capable de se déplacer à des vitesses pouvant atteindre les 24 noeuds (44 km/h) et il offrirait en plus une maniabilité bien supérieure à celle des drones sous-marins classiques. En outre, il pourrait se déplacer à plus de 500 mètres de profondeur afin d’opérer en toute discrétion.

Des tests auraient été menés le mois dernier

L’autonomie de l’appareil dépendrait évidemment de sa vitesse. Il serait capable d’atteindre les 965 km/h en limitant ses déplacements à une vitesse de 9 km/h. Ces chiffres sont cependant à nuancer car les autorités russes n’ont pas (encore) confirmé les informations publiées par les services de renseignement américains.

Toujours d’après eux, Statut-6 ne serait pas uniquement conçu comme une arme. Il pourrait en effet être utilisé pour la cartographie ou même pour des missions de reconnaissance, dans un cadre plus scientifique.

Selon le site cité plus haut, la Russie aurait donc mené ces tests le mois dernier, et plus précisément le 27 novembre. L’appareil aurait été lancé à partir d’un sous-marin assez particulier, le Sarov.

Pourquoi particulier ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un sous-marin expérimental, utilisé pour tester les dernières technologies mises au point par les scientifiques russes.

Crédits Photo

Mots-clés armesinsolite