La Russie va construire une nouvelle base arctique pour tester des technologies d’avant garde

Selon les dernières informations, la Russie projetterait d’établir une base écologique sans émission carbone en Arctique. L’installation aura comme nom « Snowflake » et servira à tester l’utilisation de sources d’énergie renouvelables autonomes dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

La nouvelle base sera construite dans une région dénommée Land of Hope qui est située entre la pointe nord de la chaîne de montagnes de l’Oural et la base de la Péninsule de Yamal. Ce sera le MIPT ou Moscow Institute of Physics and Technology qui sera en charge du projet, mais celui-ci verra également la participation de nombreux partenaires russes et internationaux.

Crédits Pixabay

Les responsables du projet espèrent que d’ici 2022, le module central ayant la forme d’un dôme sera construit. Le coût initial de la construction serait de 12 millions d’euros.

Pourquoi une nouvelle base ?

D’après Yury Vasiliev qui est directeur exécutif du MIPT Institute of Arctic Technologies, les effets du changement climatique se font de plus en plus ressentir. L’objectif est ainsi d’être plus rapide en tirant le meilleur parti des efforts mis en œuvre à Snowflake. Il a ajouté que la future station va jouer un rôle en tant qu’expérience à grande échelle en montrant qu’il est possible d’atteindre zéro émission de carbone tout en alimentant une grande installation sans brûler aucun carburant fossile.

Le MIPT a indiqué que Snowflake sera totalement autonome et aura son propre réseau électrique alimenté par des sources renouvelables comme des éoliennes ou des moteurs à hydrogène. La base sera aussi ouverte aux chercheurs travaillant dans divers domaines incluant l’agriculture, la biotechnologie, la télécommunication, ou encore l’intelligence artificielle. L’objectif principal est de réunir des spécialistes interdisciplinaires pour développer des technologies qui soutiendront les communautés vivant en Arctique.

Les enjeux du projet

Selon Vasiliev, les technologies qui seront utilisées au niveau de la base sont très chères puisqu’il s’agit de technologies rarement utilisées avec un certain niveau de complexité. D’un autre côté, c’est difficile pour le marché de fournir ces technologies tout en développant des versions plus simples et plus flexibles. Ainsi, les chercheurs qui vont travailler dans la station veulent développer et faire une démonstration de ces technologies en situation réelle dans l’Arctique pour stimuler la demande et les investissements dans les secteurs public et privé.

Au niveau international, il y a la Russie, les Etats-Unis et le Canada qui ont des intérêts en Arctique, et ce sont également de grands producteurs de pétrole. Des initiatives comme Snowflake pourraient ainsi générer des solutions multilatérales afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre qui affectent les communautés et les écosystèmes fragiles.

C’est toujours une bonne nouvelle de savoir que des scientifiques travaillent sérieusement pour trouver un moyen de lutter contre le réchauffement climatique. Toutefois, il faut surtout arriver à convaincre le grand public que ce phénomène est totalement réel et qu’il pourrait causer beaucoup de problèmes à la planète et à ses habitants.

Mots-clés russie