La sextorsion en recrudescence depuis la mise en place du confinement

Un nouveau rapport du gouvernement met en exergue une forte hausse des cas d’arnaque par « sextorsion » au cours de ces derniers temps. Sans surprise, cette situation est liée au confinement dû à la pandémie de Covid-19.

Alors que la France entame sa cinquième semaine de confinement, des gens malintentionnés profitent visiblement de notre isolement pour booster leurs recettes. D’après les autorités, les arnaques à la webcam tendent à se multiplier en cette période où les Français sont obligés de gré ou de force à rester chez eux. Sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr, les signalements de tentatives de sextorsion ont par exemple quadruplé. De plus en plus de personnes affirment ainsi être victimes d’un chantage à la webcam depuis la deuxième moitié du mois dernier.

Facepalm

Crédits Pixabay

Bien qu’il s’agisse d’une forme d’arnaque qui peut paraître nouvelle pour certains d’entre nous, elle ne l’est pas pour les services de police.

Un scénario redondant

Les sextorsionnistes adoptent généralement des techniques banales si bien que leurs actes sont facilement reconnaissables. Ils envoient à leurs victimes un email dans lequel ils prétendent être en possession de vidéos ou de photos compromettantes. Une rançon en Bitcoin est ensuite demandée à la personne visée par l’attaque sous peine de voir les images trainer sur les réseaux sociaux ou transmises aux contacts de la victime.

Face à la recrudescence de ce type d’escroquerie, les autorités nous recommandent de ne jamais céder à la panique. En réalité, les pirates ne disposent d’aucune vidéo de leurs victimes. Ils s’appuient simplement sur des informations inquiétantes issues généralement de sites porno. Compte tenu de leur statut, ces derniers voient souvent leurs données dérober par les hackers.

Des informations issues de la face cachée d’internet

Les données pillées sont ensuite vendues sur le dark web. C’est d’ailleurs pour cette raison que les auteurs du chantage ont en leur possession des renseignements sur leurs cibles.

Faites alors attention, car en dépit du confinement, les fraudeurs continuent d’exercer leurs activités. En cas de doute, n’hésitez pas à visiter la plateforme cybermalveillance.gouv.fr pour obtenir une assistance.