La Terre a tourné beaucoup plus vite en 2020, mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter

En 2020, tout tournait autour du COVID-19. Mais savez-vous que durant l’année écoulée, la Terre a battu des records ? Et oui, depuis 1960, notre planète n’a jamais fait de rotations aussi rapides autour d’elle-même.

Durant 2020, les chercheurs ont en effet enregistré les 28 jours les plus courts de toute l’histoire. Il a donc fallu ajuster l’UTC (Universal Time Coordinated), une opération vraiment exceptionnelle.

La terre connectée

Photo de Gerd Altman. Crédits Pixabay

Cet événement n’est toutefois pas alarmant. Ceci étant, cela peut provoquer un bazar au niveau de l’alignement du temps atomique avec le temps astronomique., voire pousser à la suppression des secondes intercalaires de l’UTC.

2020 fut une année plus rapide que les autres

Alors qu’un jour astronomique dure normalement 86 400 secondes, le 5 juillet 2005, la Terre a battu un record en faisant une rotation complète en 1,051 6 milliseconde de moins.

Mais en 2020, notre planète a surpassé ce record bien plus d’une fois. Justement, pour le jour le plus rapide jamais enregistré, le 19 juillet 2020, la Terre a effectué une rotation complète sur elle-même en 1,460 2 milliseconde de moins que les 86 400 secondes normales.

Si la vitesse de rotation de la Terre continue d’aller dans ce sens, au lieu d’en ajouter une comme d’habitude, les spécialistes devront peut-être, pour la première fois, soustraire une seconde intercalaire, afin d’ajuster l’UTC.

D’ailleurs, si cela continue dans ce sens, un jour astronomique de 2021 sera écourté de 0,05 milliseconde et un décalage de 19 millisecondes dans le temps atomique sera au rendez-vous. Mais selon Peter Whibberley, physicien au National Physics Laboratory (Royaume-Uni), il est encore trop tôt pour dire si cela arrivera ou pas.

L’avenir des secondes intercalaires remis en question

Selon le NIST (National Institute of Standards and Technology), depuis 1972, afin d’ajuster l’UTC, les spécialistes ont ajouté une seconde intercalaire tous les ans et demi.

Pour information, ces secondes intercalaires sont d’une grande utilité pour la synchronisation des observations astronomiques avec l’UTC. Et elles peuvent être contraignantes pour divers programmes d’enregistrement de données et les infrastructures de télécommunications.

Ainsi, de nombreux chercheurs de l’Union internationale des télécommunications suggèrent de mettre fin à l’usage de secondes intercalaires. Et pour combler l’écart que cela laissera entre le temps astronomique et le temps atomique, la mise en place d’une heure bissextile sera peut-être la solution.