La Terre se serait formée plus vite que prévue

Les résultats d’une récente étude tendent à remettre en question les connaissances déjà établies sur la formation de la Terre. Dans le cadre d’une recherche axée sur les origines de la planète bleue, des scientifiques ont pu évaluer son temps de formation avec plus de précision.

Leurs calculs ont révélé que la troisième planète du système solaire a connu une croissance accélérée.

La Terre vu de l'espace.

Crédits Pixabay

Selon le rapport, la formation du soleil aurait pris largement plus de temps que celle de la Terre. Ce phénomène s’expliquerait par la manière par laquelle elle s’est formée, c’est-à-dire par accrétion de poussières.

Les nouvelles données pourraient infirmer la théorie selon laquelle la planète de vie est née d’une collision engendrée par deux grands corps planétaires.

La nouvelle étude a été  effectuée par des chercheurs issus de StarPlan, ou Centre for star and planet formation, du Globe Institute de l’University of Copenhagen. L’étude a également révélé que d’autres planètes se sont probablement par le même processus.

Une analyse isotopique des fers qui constituent la Terre

Les scientifiques en charge de cette étude ont obtenu des informations précises à travers l’analyse isotopique des fers qui constituent la Terre. L’échantillon comprenait plusieurs variétés de météorites.

Parmi les fragments examinés, il y a eu une classe particulière, les chondrites CI, qui présente des propriétés associées à la poussière solaire.

« Si la formation de la Terre était un processus aléatoire où l’on se contentait d’écraser des corps ensemble, on ne pourrait jamais comparer la composition en fer de la Terre à un seul type de météorite », a affirmé le professeur Martin Schiller. « Vous obtiendriez un mélange de tout. »

Une formation par accrétion de poussières ?

Les chercheurs de l’étude ont alors proposé une hypothèse selon laquelle la Terre s’est formée par accrétion de poussières. La poussière d’IC ajoutée a surimprimé la composition du fer dans le manteau de la Terre. Pourtant, cela n’est pas possible, sauf si la majeure partie du fer précédent a déjà été éliminée dans le noyau, a expliqué l’expert. « C’est pourquoi la formation du noyau doit avoir eu lieu tôt. »

Si l’on se base sur cette idée, la croissance vertigineuse de la proto-Terre pourrait s’expliquer par l’ajout de cette matière.

Il est conventionnellement admis que la formation de la Terre a pris des dizaines de millions d’années. Or, selon la nouvelle étude, elle n’a duré qu’environ 5 millions d’années.

« Nous partons de la poussière, essentiellement. Des objets de taille millimétrique, tous réunis, pleuvent sur le corps en croissance et forment la planète d’un seul coup », a déclaré Schiller.

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