La Terre subit elle aussi la dilatation du temps

La Terre, comme tous les objets massifs, subit elle aussi la dilatation du temps. Le noyau de la planète serait ainsi deux ans et demi plus jeune que sa surface. Étonnant, n’est-ce pas ?

Le temps a longtemps été considéré comme une chose immuable, mais les recherches menées par Albert Einstein dans le domaine de la relativité nous ont poussés à remettre en question la plupart de nos certitudes.

Âge Terre

Dans sa théorie sur la relativité générale, il explique en effet en substance que la gravité a le pouvoir de déformer l’espace, certes, mais également de modifier le cours du temps.

Le temps n’est pas immuable

Il avait parfaitement raison, bien entendu, et les recherches menées dans les années suivantes ont toutes confirmé l’exactitude de sa théorie. La dilatation du temps est donc une réalité et elle dépend essentiellement de la masse des corps, mais également de notre position par rapport à ces derniers.

Plus on plonge dans un corps volumineux, et plus la dilatation du temps est ainsi élevée.

Interstellar, par exemple, base une bonne partie de son intrigue sur ces fameuses dilatations. Lorsque l’équipage franchit les portes du trou de ver et atterri dans le système de planètes gravitant autour de Gargantua, un trou noir cent millions de fois plus massif que notre propre étoile, il se retrouve à un moment donné en train d’explorer une planète ou une heure équivaut à sept années sur la Terre.

Bien que cette échelle de temps soit assez… disproportionnée et excessive, elle montre bien les implications que peut avoir le phénomène.

Le noyau de la Terre est plus jeune que sa surface

Ulrik Uggerhøj, un chercheur travaillant pour l’Université d’Aarhus au Danemark, a cherché à appliquer le théorème de la dilatation du temps à notre propre planète en vue de calculer les écarts de temps entre son noyau et sa surface. L’idée était plus précisément de vérifier la véracité des recherches menées par le physicien Richard Feynman dans les années 60.

En combinant les données en provenance de plusieurs instruments, le chercheur et son équipe ont ainsi été en mesure de vérifier cette théorie et de déterminer qu’il existait réellement un différentiel de temps entre le noyau de la Terre et sa surface. Toutefois, l’écart en question n’est pas des plus impressionnant puisqu’il équivaut en moyenne à 0.0000000003 seconde.

Ceci étant, si l’on ramène cet écart de temps à l’âge de la planète et donc à ses 4,5 milliards d’années, on obtient un différentiel de deux ans et demi.