La Terre va de nouveau recevoir la visite d’un astéroïde géant en avril… et il n’y a toujours rien à craindre

La Terre est loin d’être le seul corps à flotter dans l’espace. Le système solaire ne se résume effectivement pas à la planète bleue et nous en avons encore eu la preuve récemment avec la découverte de plusieurs objets transneptuniens.

Entre notre étoile, les huit planètes composant notre système, leurs lunes et toutes les planètes naines se trouvant aux confins de notre système, la Terre a donc pas mal de monde pour lui tenir compagnie. Et en prime, il faut également compter avec les comètes et les astéroïdes.

Simulateur astéroïdes

Crédits Pixabay

Or justement, un nouvel astéroïde va venir nous rendre visite en avril.

(52768) 1998 OR2, un astéroïde de type Amor

(52768) 1998 OR2 n’est pas un visiteur tout à fait comme les autres. Il a en effet été découvert dans les années 90 et il se classe dans la famille des astéroïdes de type Amor.

Il existe en effet des milliers d’astéroïdes dans notre système et les astronomes ont donc pris l’habitude de classer ces corps dans différentes familles.

Les astéroïdes Amor se définissent par leur période orbitale, supérieure à un an, mais aussi par leur périhélie. Cette dernière doit être supérieure à l’aphélie de la Terre et inférieure à 1,3 unité astronomique. Concrètement, ce sont donc des astéroïdes géofrôleurs. Leur orbite les place ainsi proche de l’extérieur de l’orbite de notre propre planète… sans la couper.

Et c’est assurément une bonne chose puisque certains de ces corps sont extrêmement massifs. C’est d’ailleurs le cas de (52768) 1998 OR2.

Aucun danger pour la Terre

Loin d’être un poids plume, ce corps a effectivement un diamètre estimé entre 1,8 et 4,1 kilomètres. En cas de collision, il ne pourrait donc pas être arrêté par l’atmosphère terrestre. Tout dépend bien entendu de leur composition, mais cette dernière peut uniquement nous protéger contre les corps de moins de 15 mètres de diamètre.

Néanmoins, en dépit de sa taille, (52768) 1998 OR2 ne représente aucun danger pour notre planète ou notre civilisation.

Le corps passera en effet à bonne distance de notre orbite. Au plus proche, il sera ainsi à 6,4 millions de kilomètres de la Terre, soit à 16 fois la distance moyenne entre la Terre et la Lune. Il n’y a donc aucune chance qu’il vienne heurter notre monde ou même son satellite.

Néanmoins, les astronomes bien équipés devraient pouvoir profiter de l’occasion pour l’observer d’un peu plus près. Du moins à condition de se montrer patients. Le corps passera au plus près de notre monde le 29 avril à 5h56 HAE.