La Terre va recevoir la visite d’un astéroïde de cinq kilomètres de diamètre

La Terre est régulièrement approchée par des astéroïdes et le prochain sur la liste n’est autre que l’imposant (3200) Phaéton, un corps mesurant un peu plus de cinq kilomètres de diamètre.

Très connu des astronomes, ce corps a été découvert pour la première fois en octobre 1983 en utilisant un satellite astronomique fonctionnant sur l’infrarouge du nom d’IRAS et il a été nommé ainsi en raison de son périhélie. Ce dernier atteint en effet les 0,139 unités astronomiques, ce qui correspond globalement à 58 % du rayon de la planète Mercure.

Simulateur astéroïdes

En conséquence, Simon Green et John K. Davies ont décidé de lui donner le nom du fils du dieu Hélios dans la mythologie grecque.

(3100) Phaéton, un astéroïde pas comme les autres

Ce n’est cependant pas la seule particularité de (3200) Phaéton puisque ce dernier est également le tout premier astéroïde à avoir été découvert grâce à un satellite. En outre, les astronomes ont également déterminé que le corps était à l’origine des Géminides et donc de cette fameuse pluie d’étoiles filantes observables tous les ans en décembre.

Très appréciées des curieux et des astronomes amateurs, les Géminides peuvent être observées à la mi-décembre avec un pic généralement compris entre le 12 et le 14 du mois.

En outre, l’événement semble s’intensifier chaque année, avec des pics pouvant dans certains cas atteindre les 120 à 160 météores par heure.

(3200) Phaéton est donc à l’origine de cette pluie de météores et il fait également partie de la famille des géocroiseurs Apollon. En d’autres termes, il vient souvent rendre visite à notre belle planète et le prochain passage du corps aura lieu autour du 17 décembre prochain.

Aucun risque pour la Terre

D’après les premières simulations effectuées par les astronomes, l’astéroïde devrait passer à environ dix millions de kilomètres de la Terre et donc à une distance équivalente à trente fois celle séparant notre planète de son satellite naturel, la Lune. Le risque de collision est donc nul.

Et c’est une excellente chose. Comme certains d’entre vous le savent sans doute, la dangerosité d’un astéroïde dépend avant tout de sa taille.

Les corps dont le diamètre se trouve sous la barre des 10 mètres n’ont généralement aucune chance de passer la barrière invisible formée par l’atmosphère terrestre et ils finissent ainsi par se désintégrer dans le ciel.

En revanche, les corps de la taille de (3200) Phaéton sont extrêmement dangereux et ils seraient ainsi potentiellement capables de provoquer un hiver d’impact. Dans ce cas, la plupart des espèces disparaîtraient de la surface du globe et cela vaudrait naturellement pour la nôtre.