La Trump Tower a été virtuellement vandalisée sur Google Maps

Google a été vivement attaqué par Trump et ses soutiens durant les dernières élections présidentielles américaines. Les soutiens de l’homme ont effectivement accusé l’entreprise de ne pas avoir été totalement impartiale sur les résultats concernant son opposante. Cette histoire risque de relancer le débat. La Trump Tower a effectivement été virtuellement vandalisée dans Google Maps durant le week-end.

Située en plein cœur de New York, la Trump Tower est un gratte-ciel s’étendant sur 58 étages, pour une hauteur totale de 202 mètres. Elle a été construite dans les années 90 sur le site d’une ancienne boutique de luxe et elle est désormais le siège social de la Trump Organisation.

Dump Tower

Joli cas de vandalisme, non ?

Mais son rôle ne s’arrête pas là car Der Scutt, son architecte, a aussi aménagé un immense penthouse à son sommet afin de pouvoir accueillir Donald Trump et sa famille.

La Trump Tower, un gratte-ciel pas comme les autres

En 2015, lorsque Donald Trump a démarré sa campagne, il a choisi d’utiliser son gratte-ciel comme quartier général. Le bâtiment a donc été utilisé pendant les primaires républicaines, mais également pendant l’élection présidentielle de 2016.

Et maintenant ? La tour accueille toujours l’homme et ses partisans. Ils travaillent effectivement sur place sur la constitution de sa future administration, en attendant de prendre possession de la Maison Blanche. Trump ne compte d’ailleurs pas s’en détourner de sitôt puisqu’il a d’ores et déjà annoncé qu’il passerait tous les week-ends de son mandat dans sa tour.

Samedi soir, en se rendant sur Google Maps et en effectuant quelques recherches, plusieurs internautes ont eu la surprise de constater que le gratte-ciel avait subitement changé de nom pour devenir… la Dump Tower.

Amusés, beaucoup d’entre eux ont partagé des captures sur les réseaux sociaux et ces images ont fini par être reprises par les médias anglosaxons et notamment par RT.

Ce n’est pas le premier cas de vandalisme virtuel dans Google Maps

L’affaire a évidemment fait beaucoup de bruit et cela n’a rien de surprenant compte tenu de ce qui s’est passé durant la campagne présidentielle américaine. Comme indiqué un peu plus haut, Donald Trump a accusé à plusieurs reprises Google, Twitter et Facebook de chercher à influencer les résultats de l’élection en diffusant (ou plutôt en laissant diffuser) des messages trompeurs et mensongers.

Trump a notamment pris pour cible Google en l’accusant de ne pas être totalement impartial à l’égard de son opposante, Hillary Clinton. Selon lui, le moteur de recherche avait en effet tendance à afficher en tête de ses SERP des nouvelles positives sur la candidate démocrate.

Dans les faits, Google n’a évidemment rien à voir avec ce changement de nom. La firme a d’ailleurs corrigé le problème dans les heures qui ont suivi la publication de ces captures et la tour de l’homme politique a ainsi retrouvé son nom dans la nuit de samedi à dimanche.

En réalité, ces cas de “vandalismes virtuels” sont assez courants car Google a ouvert une partie de son service de cartographie aux internautes afin de pouvoir améliorer la fiabilité de ses résultats. Par le passé, des petits malins ont donc profité de la situation pour truquer certaines localisations. On se souvient notamment de cet étrange dessin qui représentant un robot vert en train d’uriner sur le logo d’Apple.