La valeur boursière d’IBM atteint son plus bas niveau depuis 4 ans

Les investisseurs attendaient de pied ferme les résultats trimestriels d’IBM. L’entreprise américaine, malgré des réussites commerciales en demi-teinte, avait réussi à rassurer ses partenaires. Les dirigeants de Big Blue ont notamment mis en avant des stratégies de relance à travers de nouvelles activités comme le Cloud ou l’intelligence artificielle.

Seulement, les résultats sont en décalage avec les objectifs que la société s’était fixés. Les hauts responsables du groupe ne se faisaient pas d’illusion sur la réaction des investisseurs s’ils ne parvenaient pas à atteindre les estimations de chiffre d’affaires.

Stress

Le groupe enregistre 12 % de pertes, mais Jim Kavanaugh, le directeur financier, assure qu’IBM dispose de leviers technologiques et de services pour se relancer l’année prochaine.

Après l’accalmie, la déflagration

Les revenus du troisième trimestre sont de 18.8 milliards de dollars alors qu’ils devaient être de 19.1 milliards selon les estimations des analystes. Autre déception, la croissance du chiffre d’affaires de la division Cloud est de 10 % contre 20 % le trimestre précédent.

Ces contre-performances ne rassurent ni les actionnaires ni les investisseurs. Elles affolent aussi, à Wall Street, les analystes.

Tous les voyants sont au rouge selon certains analystes. L’un d’eux, Keith Bachman, travaille chez BMO Capital Markets. Selon lui, IBM n’aurait pas les ressources financières suffisantes pour générer des performances constantes à l’avenir. Bachman, comme tant d’autres, revoit à la baisse son objectif de prix sur le titre du groupe, passant ainsi de 172 à 164 dollars.

Les leviers de la relance pour IBM

L’entreprise est en tête de course dans la fabrication d’ordinateurs performants, les mêmes ordinateurs que l’on retrouve sur les places financières de New York ou de Londres. IBM progresse aussi dans le domaine de l’IA et peut se féliciter du succès de Watson.

Malgré une progression plus lente qu’au trimestre précédent, le Cloud reste un service prometteur pour la firme.

Alors que la division « Cognitive Solutions » et le Cloud régressent, Kavanaugh table sur l’attrait historique d’IBM auprès des clients. La stratégie développée par le directeur financier consiste notamment à exploiter 75 réseaux de blockchain et à développer des outils de protection des banques contre les cyberattaques. La stratégie est prometteuse puisque 400 entreprises ont déjà adopté le programme Cloud Private.